L'etrange vie d'un glacon

etc...

28 septembre 2007

Ca sert à rien.

Les filles ça sert à rien. Mais vraiment. C’est tout naze. Ça fait que des conneries avec leur coeur de filles en mousse. Et puis après ça a honte. Ça n’assume même pas son propre cœur et sa connerie de filles.

Non vraiment, faudrait les interdire.

Moi par exemple. Ce matin, je suis allée voir les planning des options dans la section arts et culture. Alors qu’en plus je les connaissais déjà. Et plutôt que de repartir après avoir bien vérifié qu’aucune des options de filmologie ne correspond à mes horaires, il a fallut que je me ballade un peu plus loin dans les couloirs, et que je me retrouve devant le panneau des Licence 3 de *bip* et que je tombe pile sur le nom de famille de Costa. Juste devant mes yeux. Dernier de liste. Avec son nom de belge. Et mon cœur qui fait des bons. Et c’est naze voyez. On croit qu’on est toute guérit d’un maux. Alors que ça se ballade encore constamment dans nos veines.

Pourquoi je suis allée me planter devant ce tableau? J’allais quand même pas regarder ses horaires et ses salles de cours. Me planter juste à côté de son amphi à une heure où je pouvais me le permettre pour le croiser « par hasard ». Non mais franchement ? C’est pas comme si je voulais vraiment le voire, si ?

En plus il sera là dimanche, à l’anniversaire de Lio et j’en fais tout un fromage depuis que je suis au courant, parce que je me demande bien ce qu’on va avoir à se dire depuis que je l’ai franchement envoyer se faire mettre chez les grecs il y a deux semaines. Et ce matin, comme une conne, je me suis retrouvée là, à faire la fille, à avoir envie de tomber sur lui dans les couloirs de la fac. En faisant comme si c’était par hasard.

RIDICULE !

Et puis Nala, qui elle est première de liste, et je trouve que c’est une drôle de coïncidence, elle a quand même un nom de famille vachement asiatique, et je m’en remets toujours pas. Faut bien s’occuper.

C'est juste qu'il y en a marre de tout l'inachevé autour de cette histoire de merde. Y a encore son film qui se joue en accéléré dans ma tête parfois. Et les milles questions qui s'en suivent. Qu'est ce que j'ai bien pu faire pour que le changement s'opère? Parce que, clairement, il y a eu un grand changement. Entre la période où il m'appelait pour savoir si j'avais eu mon année alors qu'il n'appelle personne, même pas sa mère. Le moment où il me disait tout le respect qu'il avait pour moi. La période où il prévoyait notre journée à la mer comme un petit bout de ses vacances. Et La période toute niqué où il a commencé à ne plus oser regarder mes yeux, et à m'éviter comme si j'avais une maladie ultra contagieuse. Tout ça, en une semaine de temps. Et ça me fout les nerfs en boule. Et ça m'empêche de passer à autre chose. Parce que je ne sais pas. Je ne sais rien, et ça me bouffe. Je ne peux pas lui demander des explications, parce que comme tous mecs "qui n'en a rien à foutre" il me répondra à côté, pas vraiment concerné. J'ai déjà essayé, j'ai eu le droit à des bobards de seconde zone, vraiment rien de satisfaisant. Et puis pourquoi j'en ai besoin? Après tout ce que j'ai appris sur lui, après m'être rendu compte que sa faiblesse le dirige presque tout entier, pourquoi j'aurais envie de savoir? Envie de ses mots à lui? Envie de lui faire confiance à ce sujet?

Les filles, ça veut entendre ce qu'on ne leur dira jamais.

Je crois qu'au final, le plus grand dilemme, ça reste de savoir comment me comporter avec lui, quand je le croiserais dimanche... Artémis m'a demandé aujourd'hui ce que je voulais vraiment. Essayer de retrouver quelque chose de plus ou moins amical avec lui. Ou décider que c'est un connard et que je n'en veux plus dans ma vie? D'un côté je trouve qu'il s'en sortirait vraiment trop facilement si je ne faisais rien (mais bon, même si je le detester à disance, je doute que ça lui serve de leçon). Mais d'un autre côté, je ne peux pas le sortir de ma vie, puisqu'il est évident qu'il est en plein dedans même si on voudrait sûrement tous les deux que ce ne soit pas le cas...

Alors?

Sinon j’écris des CV et je fais pleins de fautes qui m’obligent à y passer des heures. Je n’ai toujours pas trouvé d’option et je sens qu’avec Artemis on va se retrouver en culture picarde, à défaut de trouver autre chose. Je n’ai toujours pas trouvé de cadeau à Lio. Je gonfle comme un ballon. Je n’ai plus de sous sur mon compte. Mon père veut me couper les vivres pour me forcer à trouver du travail. Et je ne sais pas s’il a raison ou tord. Boubi m’envoie des textos où elle dit qu’elle veut se suicider et me laisse m’inquiéter des heures avant de daigner m’envoyer un texto pour me signaler qu’elle n’est pas sous un train alors que je la harcèle d’appels depuis des heures. Je crois que ça me fatigue de voire qu’elle joue avec mes nerfs juste pour le plaisir du geste. C’est juste que je n’ai pas que ça a foutre que de m’inquiéter pour elle. ET JE NE SUIS PAS MÈRE THERESA !!!

Bref, mes nerfs me lâchent.

J'ai croisé Justin dans le bus en rentrant chez moi. On a bien discuté. Il est assez drôle et on se ressemble beaucoup. Il m’a encore parlé de Tristan, je ne sais pas trop quoi en penser. Il ne sera pas à la soirée de Kournikova samedi. Je ne sais même plus si c’est dommage. Il faut dire que ma grande passion, ces derniers jours, c’est l’ignorance totale de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de moi. En tout cas Justin va me ramener un cd de métal suédois samedi soir et on va le passer quand tout le monde sera bourré pour une étude sociologique. C’est quand même le rayon de soleil de ma semaine.

Il y a aussi que je fais ma femme aigris, mais dans le fond je suis plutôt satisfaite de cette rentrée.

Voilà l’article le moins constructif de l'histoire de mon blog !

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23 septembre 2007

J'explose.

Tout ça pour dire, en faite, que j'ai dormit avec la lumière allumée.

Le lendemain c'était mon inscription définitive à la fac. J'ai rejoins Artémis et une pote à elle devant le métro. Elle était vraiment jolie avec sa blondeur toute naturelle et ses pantalons trop grands pour elle qui lui allaient quand même parfaitement. Elle dit des choses qui me rappelle qu'elle pourrait faire partie de ces amis qui restent. On verra. En faisant la queue pour remettre nos dossiers, on a croisé tout un tas de spécimens de foire que j'ai tout de suite eu envie de connaître. Je suis affreusement curieuse et je suppose que c'est tant mieux, ça m'aidera peut être à faire le premier pas. Ce pas que je fais trop rarement, parce que je ne sais jamais trop comment ça marche. Mon emploie du temps est franchement tordu. On a environ 16h de cours étalé sur 5 jours. Elle est où l'utilité?. On pourrait boucler notre semaine en deux jours. J'ai souvent mes matinées de libre, j'aurais préféré avoir les après-midi, je me connais assez pour savoir que je ne profiterais de ce temps libre que pour dormir...

Vers 16h, j'ai rejoins Emma chez Lio. On a regardé Cashback que j'avais loué sous les conseils d'Anarph. C'était plutôt pas mal. L'homme est arrivé avec sa coiffure à la Costa et sa dégaine toute bizarre. Je le regardais en me demandant clairement ce que j'avais pu lui trouver. Je ne sais plus, aujourd'hui, si je dois me réjouir ou me morfondre du fait que l'amour rend aveugle à ce point. A 17h, Emma et moi avions rendez-vous avec Ex Numéro Un. Cette fille, qui est l'ex de euh, tout le monde en faite, a couché avec l'homme quand j’étais avec lui et essaye aujourd'hui de voler Lio à mon Emma, et euh FAUT PAS DECONNER QUOI!!!! On avait juste envie de régler os comptes avec elle. Face à face, pour que la boucle soit boucler (ou du moins essayer de faire aller le choses de façon à pouvoir la boucler). Bref, sommes allées la voir. On s’est assise à trois dans un café, j'attendais qu'Emma ouvre la bouche, c'était plutôt touchant de voir à quel point les mots ont eu du mal à sortir au départ, parce qu'elle sait qu'ils vont faire mal et qu'elle n'aime pas faire ça.

Ella a d'abord nié tous les textos ambigus qu'elle écrivait à Lio avant qu'Emma lui colle des preuves concrètes sous les yeux et qu'elle nous dise que oui d’accord, elle lui avait bien écris tout ça mais que ça n'était qu'amical, et que si si, on peut dire "tu me manques" à un ami, on peut aussi lui proposer une sieste en toute amitié surtout quand on a une réputation d’actrice porno. Mouais. Pour mon cas, je me suis tout de suite énervée. Il faut dire que j'avais appris la veille qu'elle était allergique au latex et que par conséquent, l'homme ne se protégeait même pas quand il me trompait, ce sale fils de chien. C’est déjà une chose que de s’apprendre cocu, mais de savoir qu’en plus la catin concerné prend son vagin pour un garage à bites ne nécessitant pas d’anti-vole, la tension monte d’un cran. Il a très bien pu ma ramener des microbes incurables. Je les déteste de m’avoir fait jouer ce rôle. Sale bande d'hypocrites. Je la vois encore me gratter l’amitié à la première occasion. Je les revois aussi, à son anniversaire à lui, se regarder bizarrement, et dire qu'il venait de la fourrer l'après midi même. J’aurais du écouter mon instinct, j’avais tout senti ce soir là. Je comprends mieux pourquoi il m'a acheté cet énorme sachet de schtroumfs le lendemain matin, il devait se sentir coupable. Encore que, il faut de la morale pour ça, non ?

Quant à Costa, je ne sais pas s'il m'a trompé avec elle. En tout cas il couchait avec Ex numéro un juste avant nous et juste après. Quant à pendant, je ne le saurais jamais.

J'ai envie de gerber. De gerber tout cet amour que j'ai eu pour eux et qui n'a plus de sens face à leurs mensonges. Cet amour vaut-il vraiment quoi que ce soit, quand on sait tout ça? Si les gens qu’on a aimé n’était pas ceux qu’ils disaient être, est-ce que l’amour devient une farce, tout comme eux ? J’en sais rien. C’es trop compliqué. Kournikova me dit qu’il y a de quoi devenir parano. J’espère que je ne le deviendrais pas. Que le suivant ne payera pas la note pour leur comportement de pourris. On verra.

Quant à cette fille, je l’ai insulté pendant un moment et puis je pense que je me suis raisonnée. Après tout on était la pour arranger une situation. Celle d’Emma. Pour éviter que tout s'empire. Pas pour me permettre de me soulager avec des mots sur quelque chose qui fait déjà parti des affaires classées. Ex numéro un n'a pas un mauvais fond, elle a juste l'impression que sa seule valeur se trouve au fond de son vagin. Elle a tremblé pendant tout le temps où on a parlé, c’est qu’elle avait un peu honte, je pense. Et elle s’est excusée. J’espère juste qu’elle a compris le message. Qu’elle ne touchera plus à Lio. Qu’elle arrivera à dire non la prochaine fois que l’homme, Costa, Jefferson ou un autre l’appellera pour un coup de rein. Encore que si elle n’a pas de respect pour elle, ça ne me regarde pas. Ca me fait juste de la peine. Bref, les choses se sont un peu arrangées et elle a même finit par nous payer nos verres. Elle sera sûrement là à l'anniversaire de Lio. Costa aussi. Je sens que je vais péter un câble. Lancer une remarque bien cinglante devant tout le monde. C'est juste que j'explose de leur hypocrisie à tous. Littéralement.

J’avais écris bien plus mais internet m’en veut pour quelque chose et c’est la troisième fois que j’écris cet article sans réussir à le publier. Comme je n’ai aucune patience je ne vais pas récidiver et juste publier tut ça sur le champs. Demain, c’est la rentrée. Aujourd’hui j’ai acheté un nouveau rat. Il s’appelle Médor et il me déteste. Mais j’aime aussi les défis alors on verra bien.

J'aime regarder les gens et leur trouver le défaut qui les rend intéressant. C'est toujours un défaut. Un beau nez n'est pas intéressant, il est juste beau. Alors qu'un épi ans les cheveux d'un homme, ça raconte des choses, ça donne envie d'en savoir plus.

Jeudi, dans un élan de dévotion à l’art et surtout de grande stupidité, j'ai loué Hostel, . Heureusement, je n'étais pas seule. Kournikova était là (même qu'elle trouve que l'homme de ma vie, qui n'est autre que le vendeur aux cheveux mi-long de vidéo futur, n'est pas vraiment beau. Il a le visage fin et imparfait et il dit des débilités à cause de sa timidité, juste pareil que moi et que c’est comme ç qu’il est beau pour moi). Mélie et Jefferson sont arrivés plus tard le temps que l'on finisse Little Miss Sunshine (qui est franchement très très drôle et bien mené). Bref, je mets Hostel, pleine de curiosité à assouvir, sauf que passé les 50 minutes on commence à voir des trucs tout degueux. Et que peut être dans le fond je suis une petite nature. Bref, c'était pas de tout repos. J'ai faillit pleurer d'empathie trente fois dans le film. Et j'étais bien contente qu'il lui ai niqué sa mère dans les toilettes à la fin. Voilà!

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17 septembre 2007

Bousculez moi

Samedi soir, Fred, Kournikova et moi sommes allées à la foire de Lille. Il y a ce grand taré qui a fait tourner la cabine de la grande roue dans laquelle on était juste avant de démarer le manège. On a passé le premier tour les mains devant les yeux a chanter frère Jacques pour faire diversion. J'ai quand même manger mes étoiles, au tour suivant. Fred m'a payé une crêpe au nutella et on a fait deux tour de tapis juste parce que c'est franchement érotique et qu'on ne va pas se justifier à chaque fois, quand même. J'ai croisé un type avec qui je suis sortie au Sand il y a deux ans. Il était avec une femme et un bébé. Mes ex trouvent toujours la femme de leur vie après moi. C'est juste une vérité générale. En attendant l’exception.

On a été chez Dim. Pornstar est arrivée avec Josèphe et elle portait une robe de flamenco noir totalement magnifique qui rendait son petit corps parfait encore plus parfait. Elle s'est mise a jouer de la guitare d'une façon qui ferrait rougir Costa, et en plus de ça elle sait chanter. Fred me disait qu'elle était le portrait craché de Béatrice Dalle, et j'avoue que la ressemblance ne devrait échapper à personne. C'est le genre de nana qui a tout et qui on ne peut pas en vouloir pour ça. Une fois que Libertine est arrivée, on est allé au Sand. Fred a tenu 20 minutes et elle est allée vider son estomac dans les buissons avant de partir ce coucher dans la voiture.

L'homme du bus était là. Complètement bourré. Il m'a dit qu'il avait beaucoup réfléchit et qu'il avait regretté d'être parti comme un voleur. Il a dit aussi qu'il avait eu beau réfléchir, il ne sait pas pourquoi il m'a fait pleurer la semaine dernière. Evidemment qu'il ne sait pas. Personne ne sait. Il tenait à peine debout et je me suis dit qu'il valait mieux parler une autre fois, quand il ne me donnera plus envie d'interdire l'alcool en France. Son pote Emilien n'arrêtait pas de me vanter ses mérites, pour une raison que j'ignore un peu, parce que l'homme du bus (qui porte un prénom dont j'aime beaucoup la première lettre mais que je trouve bien trop banal, et qu'ici nous appellerons Tristan) n'avait pas l'air si intéressé que ça une fois ses excuses formulées.

Ondine draguait la Terre entière avec je ne sais combien de grammes d'alcool dans le sang. Elle a passait un bon bout de soirée à se plaindre de son comportement de salope auprès de moi. Je l'avais prévenu mardi. Elle ne m'a pas écouté. Je ne la consolerais pas. Je n'ai plus de pitié pour les pétasses, même quand elles ont un bon fond et d'autres qualités. Je suis juste alergique. Elle a embrassé Josèphe et Enrique, dansait langoureusement avec Jésus et a finit la soirée chez un quatrième.

Emilien et moi avons beaucoup discuté. Tout tourné plus ou moins autour de Tristan qu'il respecte beaucoup. Il me disait qu'il était intelligent et plein de culture, qu'il savait où il allait, qu'il était de tout un tas de façons bien meilleur que lui. J'ai trouvé ça dommage, de se comparer autant. Aucun des deux n'est meilleur, ils sont juste très différents. Emilien me demande si Tristan me plait je commence par dire "Ben, c'est pas forcement mon genre..." et je comptais conclure par "mais il me plait quand même" sauf qu'il m'a coupé en me disant "Ah bah s'il te plait pas ça sert à rien de continuer. T'as entendu Tristan? T'es pas son genre, désolé mec." J'ai essayé de me justifier mais il avait déjà changé de sujet pour me parler de sa copine avec qui il est depuis 6 ans, depuis ses 16 ans. Ca m'impressionnera toujours, ce genre d'histoire.

Tristan me fait penser au jongleur. C'est ce qui le rend plutôt mauvais pour moi. On verra bien. J'attends de discuter avec son vrai lui. Kournikova va faire une soirée le 29 et il sera là. Normalement. On verra bien. Je n'me fais plus d'idées et ça m'étonne beaucoup d'être sans attente le concernant. Je reste curieuse.

Kournikova surveillait sa mère sur la piste de danse. Je me suis retrouvée avec Constan et Josèphe. Ca m'a fait plaisir de voir que même si Constan est un bon pote de Nala, il n'a aucun préjugé à mon sujet. Y a encore des gens comme ça. Josèphe me disait que j'étais magnifique. Que la forme de mon visage était comme dessinait et que j'avais les yeux que toutes les filles voulaient avoir. Il a pris mes mains pour décroiser mes bras et il m'a dit qu'il fallait que j'arrête d'être aussi fermée. Il a dit ça, pas comme un vieux dragueur de boîte qui n'aurait pas envie de rentrer seul chez lui, mais plutôt comme celui qui avait vu la faille. Josèphe c'est celui qui console. Il est toujours à côté de quelqu'un de triste, à lui dire que les choses sont faites pour s’arranger et qu'il faut regarder les choses autrement parfois pour pouvoir les accepter. Josèphe, c'est quelqu'un de bien, et c'est son anniversaire.

Emma rentre bientôt. Je reprends les cours dans une semaine. La racine de mes atebas commence à partir en dread et cest un pseudo-problème. J'dois encore m'inscrire dans l'UFR de filmologie pour mon option. Je n'ai pas envie de croiser Costa dans les couloirs. A la fac, je voudrais rencontrer des gens qui me bousculeront. Oui voilà, j'ai envie qu'on me bouscule.

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15 septembre 2007

J'veux bouffer des étoiles

_I_m_crazy_____by_Jack666rulez

Je ne sais plus trop quelle tournure faire prendre à ma vie. Où je vais, comment, dans quel état d’esprit. J’ai l’impression de changer très vite sans que les choses ne me suivent. Décalée. C'est toutes ces pensées qui ne me ressemblent pas. Qui sont bien trop sérieuses et qui pourtant ne me tuent pas. Ne me font plus pleurer comme j’en aurais pleuré hier. C‘est vraiment très étrange.

Je met de la musique dont j’écoute soigneusement les paroles en espérant y trouver un message, une réponse. Et ne sais pas encore si je vais tomber ou monter une échelle. J’ai peut être juste pris une route. Sans le vouloir. Il faudra assumer les conséquences.

Hier, au Sand, je regardais Kournikova qui avait trop bu et qui disait tout un tas de non-sens. Je me suis demandée ce qui pouvait bien me pousser à boire autant quand je viens ici. Alors que j’avais l’air de ça. Savoir qui elle est d’habitude et la regarder, être cette moitié d’elle même. Même pas l’alcool joyeux. Juste cette elle, totalement diminuée. Je me suis dit qu’elle, ça ne lui était pas arrivé depuis avril. Moi, c’est tous les week end. Ce moi diminué m’a fait perdre mon temps, m’a fait passer à côté de beaucoup. De gens, d’occasions. Et puis cette psychose de la chose dans mon ventre, c’était aussi à cause dune soirée bien trop arrosée. Plus jamais je ne veux avoir peur comme ça. J’arrête.

Costa était là. Ce sans-couille a essayé d’échapper au « bonsoir » de politesse. Tortue, Colin et les autres sont venus un par un, en faisant le tour de la table pour nous faire la bise. Lui, il restait un peu en retrait, en face de nous quand même, assis sur l’appuie de fenêtre. Et je sentais son regard sur moi. Effrayé. Il a toujours eu cette peur de je n’sais quoi dans les yeux quand je me trouvais dans une pièce avec lui alors qu’il m’aurait voulu ailleurs. Pourquoi de la peur? J’ai décidé de lui chopper les yeux et de l’obliger à faire face aux miens. Il me fait un signe de mains tout timide et franchement mal polie, je trouve, j’lui dis qu’il pourrait au moins se déplacer. Il vient, me fait son petit numéro du mec gentil et bien propre sur lui avec des « ça va ? » et des sourires gênés. J’lui dis que je l’ai bien vu qu’il n' avait pas l’intention de venir. Il me dit

Mais non mais y a tous ces types qui vous parlaient quand j’suis arrivé et j’ai préféré attendre que tu sois plus occupée. »

C’est ça Costa, de toute façon t’es pleins de vices comme d’habitude. Mais va pas croire, moi aussi ça me saoule d’avoir à te dire bonjour, m’enfin bon c’est ce qui se fait. »

Il a eu l’air de n’avoir rien a répondre, sûrement parce que j’avais tout à fait raison. Et il m’a dit, comme si on lui avait volé ses couilles « bon ben j’vais te laisser alors ». J'me demande bien où est passé son autre, celui que j'aimais bien plus que le nouveau.

Nala a passé sa soirée à côté de lui. Plutôt crever d’une explosion de la vessie que de le lâcher 30 secondes. Et je n’lui en veut pas vraiment, parce que dès qu’elle le laisse, il lui trouve une remplaçante qu’elle se met à détester. Elle avait le visage tout près du sien. C’est attendrissant comme elle attend, comme elle demande avec son corps sans le faire exprès. Toute à côté de lui, le visage un peu en avant, dans l'atente d'un seul geste, en l'attente constante de lui. Lui, il regardait la fenêtre. Je ne les comprendrais vraiment jamais. Enfin lui avec elle. J’espère qu’il l’aimera comme elle l’aime un jour. Il regardait dans notre direction parfois. Je n’sais pas ce qu’il croyait trouver avec ses yeux. Je n’ai pas passé ma soirée à être obsédée par sa présence. Je n’ai pas pleuré. Il est vraiment derrière moi. Lui et tout ce que j’ignore de cette histoire de rien. De rien du tout.

Dans la voiture du retour, j’avais les yeux jetés dehors. Je n’écoutais plus vraiment.  Axel qui me disait qu’il m’appellerait, qu’il ferrait des efforts pour notre amitié qui se barre en courant. Je n’écoute plus les gens qui disent des choses qu’ils ne feront sûrement jamais. Je pensais à Costa. A son vrai prénom. Ca commence par un J. La première lettre d’un prénom en dit parfois beaucoup sur quelqu’un. « ji ». Ci-gît. Costa. Celui que j’ai aimé, il gît quelque part à l’intérieur de mon cœur atrophié, il est mort. Il y restera parce que c’est sa place. Parce qu’il faut bien que quelqu’un se souvienne de lui, sinon il sera mort pour toujours, et l’amour aussi. On ne peut pas tuer l’amour, vous comprennez, ça ne serait pas correcte. Mai si je pensais à lui c'est justement parceque je ne trouve plus l'amour à l'interieur. Celui que j'avais pour lui et qui devrait planer encore  autour de moi. Je ne le trouve pas. Mon cœur est un tiroir. Et j'ai perdu l'amour comme je perdais mes billes à la récré.

J’ai du me réveiller à 8h pour mon cours de violoncelle. Je sens que sortir le vendredi soir va devenir pénible. Ma prof va peut être prendre une année sabbatique. Je ne veux pas d’un autre prof. Même s’il est jeune, même s’il est beau, comme elle dit. Je n’ai jamais eu de bon prof avant elle. Je ne veux pas qu’elle parte. En plus mon violoncelle est malade, il a été malmené pendant le voyage en avion. Je passe mes doigts sur sa cicatrice et je me rend compte que j’ai de la tendresse pour cet objet. C’est mon bébé. Et j’ai mal pour lui.

Je crois que je suis comme anesthésiée. J’arrive à retenir mes larmes. J’arrive à ne pas penser à des choses quand je sais qu’elles ne compteront pas pour toujours. Ca n’est pas moi. J’ai l’habitude de pleurer pour rien, de crier fort, de foutre des baffes au gens, de ne me retenir de rien. Mais là je n’ai plus envie. Mais je ne suis pas malheureuse, ça n’est pas ce que je veux dire. Je ne suis pas triste non plus. C’est juste que je ne ressens rien.

On va à la foire ce soire avec Kournikova et Fred. J'ai envie de monter très haut et de bloquer la grande roue. Etre près du ciel et bouffer des étoiles.

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13 septembre 2007

Retour à la case départ

Le père et le frère se dispute. Le père ne sait pas discuter. Ne sait pas écouter. Le frère dis des choses qui me rappellent à quel point il est intelligent et ne s’en sert pas. La mère crie plutôt que de pleurer, c’est quelque chose qu’elle a apprit récemment. Il y a que peut être, j’ai quelque chose dans le ventre et qu’il faudra attendre demain, 17h, pour le savoir. Mais je fais des blagues qui ne font rire que moi. Je crois que tout ça ressemble à une farce quand on relativise. Les choses n’ont que l’importance qu’on leur donne. Et on leur en donne souvent beaucoup trop. Très peu de choses sont vraiment graves.

Je pense a Boubi qui est en train de regarder mourir son amoureux. Le premier qui la respecte. Contrairement à celui qui l’a laissé avorté seul en même temps qu’il la quitté pour une autre, à celui qui a appelé deux copains pour qu’ils « s’amusent » avec elle pour ensuite la jeter dehors a 4h du matin dans une ville qui n’était pas la sienne, à celui qui la trompait sans capote, à celui qui se tapait sa sœur une fois qu’elle s’était endormit. Il y a aussi son père qui essayée constament de se tuer et sa sœur qui va appeler son fils comme elle avait appelé le sien, celui dont elle a vu les petites mains de fœtus de trois mois sortir d’elle, mort, et dont elle ne sait pas ce qu’ils ont fait.

Boubi est le genre de fille qui n’a jamais eu de chance, qui n’en aura peut être jamais, et qui surtout n’a rien cherché de tout ce malheur là. Le genre de nana qui pourrait aimer comme personne et pourtant personne ne la laisse faire. Et ça me tue de laisser des gens comme elle pourrir. C’est le genre de personne qui me fait me demander si les malédictions n’existent pas vraiment. Je crois qu’elle se laisse mourir. C’est un peu ce qu’elle m’a dit aujourd’hui. Elle attend que l’amoureux se fasse tuer par sa maladie et puis ça sera la dernière ligne droite. Elle est devenue fataliste. Elle est convaincue qu’elle va se prendre un mur en pleine face, et ça la rend heureuse parce qu’elle a l’impression de commander sa vie pour une fois. Elle ne commande que sa mort. Elle voit la fin tout à côté d’elle.

Et d’avoir été là pendant la mort du rêve. Pendant la mort de ses yeux qu’elle a toujours caché mais qui brillaient quand même, ça me bouffe. Je ne peux rien faire. Je ne sers à rien. Je peux juste avoir envie d’être là pour elle et ne même pas monter dans ce train parce que je sais qu’elle n’en a pas envie. Pas maintenant. Peut être quand il ne sera plus là. Et bordel ce que je me sens coupable. Je lui ai fait du mal aussi. Je l’ai abîmé sans qu’elle le sache et ça n’est même pas un fardeau à côté de sa vie à elle qui se barre en courant dès qu’elle lui sourit un peu. Parfois je me dis que simplement, je n’ai aucune importance à côté de tout le reste. Et ça n’es pas triste, c’est juste comme ça. Certaines vies pèsent moins lourdes que d’autres. Elles peuvent être plus belles. Et même devenir plus grandes un jour. Mais aujourd’hui, si on compare, certaines sont moins lourdes. Et je voudrais porter la sienne. J’voudrais m’occuper d’elle.

Ça n’est pas parce que mon âme est pure ou parce que j’ai le fond gentil. C’est même plutôt égoïste comme désir. Vouloir sauver quelqu’un. Quand on y pense bien, c’est très intéressé comme geste. C’est vouloir être le héros d'un autre. C’est se prendre pour Dieu. Non ?? Je n’sais plus. Je sais que je ne suis pas forte. Que jene suis aps une fille bien. Je voudrais l’être. Ce désir là ne peut pas être pure.

La plus belle chose qu’on m’ai dite, c’était en mai et c’était « J’ai énormément d’estime pour toi ». J’aurais voulu qu’il dise la vérité. Je ne suis pas encore finit, et on ne peut pas m’estimer. Pas aujourd’hui. Peut être qu’il s'en ai rendu compte.  Mais ça ne compte pas, pas pour lui. Ca ne regarde que moi. Retour à la case départ. Je suis seule.

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09 septembre 2007

J'aime pas les titres.

Costa n’était pas là. Et comme je m’en doutais déjà j’étais un peu decue. Sans l’être. J’en sais rien. Mélie m’a dit qu’il reparlait a Nala. Bof, c’est de bonne guerre la concernant. Mais lui, après toutes les insultes de rage qu’il m’a balançait sur elle, ça me dégoutte. Je lui avais dit de ne pas parler comme ça (non mais j’en étais arrivée à défendre Nala tellement ses propos étaient graves…), qu’il finirait par lui reparler, forcement. Comme toujours. Il a dit que non. Que ça n’était qu’une sale pute de menteuse et qu’il ne pardonnait pas ce genre de choses. Et il l’a fait. Pire encore, il paraît qu’il est au petit soin avec elle. J’en sais rien, j’suis peut être juste bêtement jalouse.

La barbec chez Kournikova s'est bien passé. J'ai passé la soirée à parler avec Nath et Blaise. Fred me la reprochait en partant. Fred reproche toujours les choses une fois qu'on ne peut plus arranger quoi que ce soit. J'ai bu de l'alcool de miel.

Djegueur est venu me parler au Sand. Des mois qu’il m’évite comme la peste a cause de cette nuit où l’américaine et moi avions joué au couple. Au début je trouvais ça trop facile. Le laisser revenir me parler parce que lui avait décidé que ça se passerait de cette façon. Alors qu’à la base il m’en voulait a moi comme si j’avais tué sa mère tout en continuant de lui dire a elle qu’il l’aimait comme un fou alors qu’on était deux dans cette histoire. Beaucoup trop facile. Et puis j’en sais rien, une envie de mettre les choses au claire sûrement. Alors j'ai accepté de m’asseoir sur la chaise. Au fil de la conversation il me dit « Et puis Djégueur, c’est quoi ce nom franchement ? Tu le sors de où ? ». J’avais bu, ça ma juste fait rire sur le coup. En me réveillant j’ai réalisé qu’il connaissait le surnom que je lui donnais sur joueb. Qu’il l’avait donc lu. L’homme aussi peut être. Il se voit beaucoup trop ces derniers temps…

Bon je ne sais pas si c’est vraiment une catastrophe. D’un côté je serais contente que l’homme sache tout. Qu’il ai ma version des faits. De l’autre, qu’il ai lu tout ce qu’il y a eu entre Costa et moi, ça me gêne. Ça ne le regarde pas. Même Costa n’est pas au courant de tout. Ça n’aurait du n’être qu’a moi. Parfois je me dis que je n’aurais même pas du l’écrire. En plus je sais que l’homme n’a rien compris, très certainement. Ça n’est juste pas son genre. Je repense a Dine qui m’avait dit alors que je pleurais au téléphone « mais de toute façon il n'a même pas lu ce que tu as dit sur lui, il n'a vraiment rien compris ». Finalement il a très certainement lu et il n’a toujours rien compris… Il n’y a vraiment aucun regret le concernant. C'est le genre de choses dont je peux être sur.

Je vais appelé Djégueur, lui demander a qui il a donner l’adresse. Qui est au courant. Finalement, j’ai vraiment bien fait de changer de plate-forme. Même si j’avoue, s’il est curieux il me retrouvera peut être. Ça m’étonnerait beaucoup parce que je ne parle plus de l’américaine et au final c’est tout ce qui l’intéressait. Et puis d’un autre côté je n’ai honte de rien. Je n’ai rien inventé.

Il y a aussi eu ce type. Je l’avais croisé deux fois dans le bus. La première, c’était ce dimanche de mars, en revenant de chez l’homme. Le jour où tout était officiellement terminé. Il me regardait pleuré avec des yeux qui essayaient de comprendre pourquoi. Il faisait des espèces de grimaces juste pour me faire sourire. De loin, sans me parler.. On avait attendu le bus plus d’une heure assis l’un a côté de l’autre sans rien se dire. La deuxième fois je me suis dit qu’il ne se souvenait pas de la première. Moi c’était marqué dans ma tête, parce que ce jour là était particulier et que sans le savoir et plutôt de loin il m’avait fait beaucoup de bien, il avait carrément séché mes larmes. Il était assis la tête collé contre la vitre à sourire. Je trouvais ça vraiment jolie. Sourire sans raison apparente, constamment. C’est quelque chose que j’aimerais lui voler. Il était au Sand hier soir. Un ami de l’ex de Kournikova. Je lui ai parlé. On s’est assis dans l’herbe. Il a dit des choses que je voulais entendre. C’est bête parfois. Il suffit de se dire que certaines choses n’arrivent pas par hasard, de deux ou trois phrases plutôt parfaites, et on se surprend à penser que cette personne est la bonne. Des sacrés conneries au final. Il m’a fait pleuré parce que je pleure pour rien quand j’ai trop bu. On a dansé. On  s’est embrassé. Et puis il est parti de peur que ses potes l’abandonnent. Je n’ai rien. Pas de numéro. Je me dis que tout s’est peut être passé uniquement dans ma tête. Les mecs intéressés ne partent jamais sans un numéro. Je n’aurais sûrement pas du l’embrasser. On verra bien, il sera peut être là la semaine prochaine. C’est juste que vraiment, je me dis qu’il n’y a pas de hasard. Mais c’est peut être juste parce qu’il me plaît.

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07 septembre 2007

Les petits bouts de moi

Je crois que je suis un brin fatiguée de me relire et de voir 404 fautes de frappes suivis de fautes d'orthographe que je ne faisais déjà plus a l'écris en 6ème alors qu'a l'époque croyais moi, j'étais déjà vraiment la pire dans ce domaine. Non parce que même si Madame G m'avait dit que c'était ma petite rébellion personnelle contre l'autorité et qu'en 1ère je trouvais ça super classe d'être une rebelle sans le faire exprès, aujourd'hui je trouve surtout que ça me donne un air débile attardé que je n'ai pas forcement envie de garder avec moi (oui évidemment, je suis une débile attardée, mais pourquoi gâché le suspens en annonçant la couleur dès la première ligne?)

Bref, tout ça pour dire que je vais faire de mon mieux mais que quand même, j'y crois pas trop. J'oublie mes fautes comme j'oublie mes pulls au Sand constamment, comme j'oublie qu'on est samedi et qu'il faut que je mange chez ma grand mère, comme j'ai oublié deux fois ma journée militaire m'obligeant a la passer a presque 20 ans. Bref, je suis un cas désespéré.

Me suis mis du fil dans les cheveux. Six grosses atebas verte et noir. J'aime le vert, c'est ma dernière lubie. Ça me vient sûrement de ma Boubinette qui ne porte que ça. Et Dieu sait que je l'aime cette petite conne. Le genre de fille a qui j'voudrais tout donner si j'pouvais, comme un homme. Mon côté grande soeur, je me rend de plus en plus compte que c'est plutôt un côté homme viril. Du genre a protéger l'innocent et a sauver la veuve et l'orphelin. Ça me fait plutôt marrer. Tout ça pour dire que j'aime beaucoup ma nouvelle tignasse, même si mes cheveux ni survivront certainement pas.

Avec mon père en ce moment, on vit en pleine guerre mondiale. Mais on ne balance plus vraiment des bombes des deux côtés. J'en sais rien, c'est dernier temps j'ai juste arrêté de répondre tellement ses propos me paraissent dénués de sens Ça a tendance a l'énerver encore plus, de faire face a mon indifférence. Encore qu'indifférence n'est pas le mot, parce qu'il me fait toujours pleurer vers la fin, c'est que je ne m'en moque pas, mais c'est juste que voila, il est ridicule, il dit des choses ridicules et je n'ai pas envie de faire partie de son ridiculisme (j'ai déjà assez de problèmes pour gérer le mien...) surtout que ce mot n'existe même pas.

Il faut que je me trouve un travail.

L'homme est un connard, sinon (je sais, on ne peut pas vraiment parler d'un scoop). Il a osé menacer mon Emma chérie de ses mots baveux et gratuits. Naméo! Il lui dit de ne pas la ramener, parce qu'il l'a vu se faire tripoter l'autre soir au Sand. Non mais je vous jure ici, Mr Moralité... Il faudrait presque lui rappeler qu'il trompe Georgette a tour de bras et il vient faire chier les autre parce que leurs réflexes sont amoindris quand ils sont bourrés? Il se prend vraiment pour tout ce qu'il n'est pas (un amant merveilleux, un mec mystérieux, Costa, et Mr Moralité). Bref, ça a au moins le mérite d'être drôle. Et quand Emma lui dit qu'il ferrait mieux de ne pas la ramener parce qu'elle sait très bien pour Ex Numéro Un (et encore elle est sympa Emma, elle ne parle même pas de Fanny) il lui dit qu'elle ne sait pas de quoi elle parle. Même pas les couilles d'assumer d'un sourire, de se marrer un peu de sa connerie pour faire passer la pilule un peu mieux. GROS NAZE!

Hier, une connaissance du net remontant a mes 15 ans est venu me relancer, style de rien, en me disant "Bon alors choukette, quand est-ce qu'on se voit? Ahhhh on s'est vu grandir, on se connaît par coeur". S'en est suivis une liste de questions impressionnante de ma part du genre "C'est quoi mon nom de famille? et la couleur de mes yeux? et le nom de mon dernier mec? et ma date d'anniversaire? et mon tic nerveux?" Bref, j'aime pas quand les gens croient me connaître (comme l'homme qui m'avait dit il y a de ça un mois "De toute façon je te connais par coeur, ta personnalité j'en ai vite fait le tour". J'lui ai même jamais montré mon vrai visage et il vient m'apprendre qui je suis...) (Oui je suis aigris, et alors? C'est juste que j'aimerais bien pouvoir afficher un ex fièrement pour changer, c'est fatiguant la déception, et c'est presque a plein temps en ce moment) Bref, tout ça pour dire qu'un peu vexé, il me propose un strip tease moral et me pose plein de question, on y a passé une partie de la nuit. C'était plutôt sympa. Et puis j'ai enfin pu parler a ma Manu. J'en sais rien, mais avec elle, c'est un peu comme si je pouvais me plaindre de tout en sachant que non seulement elle comprendra, mais en plus elle en rajoutera une couche de sa propre expérience. Bref, c'est a remettre bientôt. J'espère qu'on pourra se voir au plus vite (et non je ne fais pas de la lèche, j'aime cette femelle, c'est tout)

J'ai enfin reçu le cd de Little. J'aime sa petite voix. Toute douce et puissante. Comme un grand paradoxe. Et je me reconnais dans certaines de ses paroles. Ça faisait un moment.

Et SoKo qui passent a Roubaix le 26. J'ai vraiment envie d'y aller. Ondine viendra sûrement, Kournikova aussi. Adrienne Pauly vient au splendide, j'aime quand mes artistes chéris jouent au splendide plutôt qu'au Zénith. Le Zénith c'est trop grand et impersonnel. Le splendide c'est petit, c'est juste ce qu'il faut. Emma, on y va?

Sinon samedi je vais sûrement être traîné de force au Sand par la mère de Kournikova, et j'ai très peur de revoir Costa. Ça fait deux mois que je n'ai pas vu ses yeux et je m'en porte très bien, mais je n'me connais pas assez pour savoir si ça se passera bien. J'ai le coeur qui fait des trucs bizarres et plutôt imprévisibles parfois. Je pense que ça va aller.

Ou pas.

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01 septembre 2007

Salé.

photo

Mes parents sont rentrés alors que j'étais encore en train de nettoyer les restes de nos soirée sur le sol de la maison. Dommage. Il me dise de lâcher mon seau et de venir manger avec eux. Je me surprend a leur parler de l'homme et de son comportement de connard irresponsable. C'est marrant parce qu'on a toujours eu pour habitude de ne pas parler de nos vies privées avec mes parents. C'est juste que ces derniers temps je réalise qu'ils sont plus important que le reste et qu'ils sont de bien meilleur conseil que la plupart des gens que je connais. Même s'ils m'ont fait.

Et puis j'ai rejoins Emma chez Lio. Je suis passée par la fenêtre parce qu'elle n'avait pas les clefs. En rentrant dans cette chambre, il y avait un peu de l'odeur de l'homme mélangée au reste. Les odeurs sont toujours les plus fortes. Celles qui restent abominablement ancrées a l'intérieur de nous, même si les sentiments n'existent plus du tout. C'est comme ce parfum a la framboise l'autre jour, qui m'a fait pensé a lui sans raison, avant que je me rappelle que je le mettais quand on était ensemble.

On a fouillé dans le dossier photo de Lio pour trouver quelques détails. Finalement on s'est retrouvé dans le dossier "18 ans de l'homme". Voir Costa et les autres, 2 ans plus jeune, c'est vraiment une expérience a vivre! Costa avait la tête d'un gamin de 16 ans avec l'exacte même coiffure. L'homme n'avait presque pas de cheveux. Lio en avait beaucoup plus. On a finit les bouteilles de la soirée raclette dans des petits shooters de la mare volés par l'homme un soir ou il avait du trop boire. Ou pas. Sinon Emma et moi ne sommes définitivement pas des filles biens. Mais peut être qu'on le savait déjà.

Georgette propose a Lio d'aller au Sand ce soir. emma me demande de venir avec elle. Pourquoi pas. Je n'avais franchement plus très envie de retourner la bas ces derniers temps. Mais les choses sont presque différentes maintenant. Je rentre chez moi en métro. Je croise un drôle de type qui me demande si mon coeur autour du coup veut dire que je suis amoureuse. Je lui répond "Oui, du Seigneur". Ça la fait fuir. Ça m'a fait rire. Une fois chez moi je prend une douche. Lio et Emma me rejoigne un peu plus tard pour manger. Je fais ma petite purée maison (ça me donne toujours l'impression de cuisiner...) Mon père gueule parce que le lustre est déformé. Je crois qu'il rêve. Je n'répond pas. On se met en route pour allé chercher Mylene, l'ex de Lio. La jolie, celle qu'Emma redoute un peu. Encore que c'est la moins salope de toute alors je ne pense pas qu'il y ai du soucis a se faire. Et puis de toute façon on s'en fait pour toutes les ex. Qu'elles soient jolies ou non.

On attend sur un parking que l'homme et sa femelle débarquent. Ma vessie est au bord de l'explosion et le seul endroit ou je pourrais empêcher ça est un parc vraiment douteux ou je risque de poser mes fesses délicates sur une seringue usagée. Finalement on trouve un coin tranquille avec Emma, juste en dessous d'une fenêtre éclairée. Heureusement, je ne suis presque pas pudique. Les gens arrivent. L'homme me fait la bise en me gratifiant d'un "J'ai appris que ça c'était mal terminé en Angleterre" Limite content de lui...GROS NAZE. En plus il me fait rire, a essayer de s'attacher les cheveux de l'exacte même façon que Costa alors que ses cheveux son trop court. Il se rebelle dès qu'on lui dit qu'il n'est qu'une pâle copie de Costa. Mais il ne fait même pas d'efforts pour le cacher (il ne s'en rend peut etre aps compte...). Georgette me fait la bise comme si j'avais des épines sur les joues. Ça m'amuse beaucoup, que je sois celle quelle n'aime pas en sachant que c'est justement toutes celles qu'elle apprécit qui couchent avec l'homme dans son dos. Je suis loin d'être son ennemie numéro un. Je ne toucherais l'homme pour rien au monde. On arrive au Sand. Ils boivent pendant que j'accompagne kournikova pour un pipi nature. Je suis plutôt éméchée. Juste ce qu'il faut pour encore savoir ce que je dis. On voit tout le monde se barrer sans nous. J'me sens prête a crier a l'injustice et je vois un type avec un lampe torche qui nous pointe de sa lumiere magique. Je fais une blague pourris avant de me rendre compte que c'est le videur. Il a grillé les mâles en train de boire. Ils ne peuvent plus rentrer. Lio décide de s'énerver. Mauvaise idée. On peut maintenant tous y aller sauf lui.

On discute pendant une heure a l'entrer avec le videur en question. Je fais trop ma star parce qu'il me dit "Ben alors, ça fait longtemps qu'on t'a pas vu toi". JE SUIS TROP UNE VIP DU SAND!!! Ben ça n'empêche pas que je squatte dehors quand même... L'homme fait des commentaires douteux sur la taille de ma poitrine. Comme s'il avait encore le droit. Lio décide de rentrer chez lui en nous laissant Emma. A l'intérieur il y a Ondine qui me raconte sa vie de couple pendant qu'un de ses pote me regarde comme si j'étais une apparition de la vierge. Jésus, Colin et Tortue sont la aussi. Ils disent bonjour sans un mot et se casse. Plusieurs types me demande si je suis libre, ça serait l'autre mateur d 'apparition qui demande. Je me demande quel âge mental il faut avoir pour demander a ses potes de faire passer ce genre de messages. Je ne leur répond pas.

Je rejoins Kournikova. Je paye un verre a Ondine qui me dit qu'on ferra la braderie ensemble. Elle veut dormir chez moi. Emma est toute mignone dans son chale jaune. Jésus vient s'asseoir a coté de moi. Me raconte sa vie. Ça me fait plaisir qu'il fasse la démarche. Je l'avais trouvé froid quand il est arrivé. Ça m'avait un peu déçu. Il dit qu'il veut partir de chez lui et reprendre ses études. Il dit que même s'il ne m'a pas vu depuis longtemps il aime toujours autant mon "air jovial". C'est a peu près a ce moment la que j'ai explosé de rire intérieurement. Je lui ai juste dit qu'il ne m'avait jamais vu sans alcool dans le sang. Ca résume beaucoup de choses a mes yeux. Et Tortue l'emmerdait pour qu'il le rejoigne et il lui répondait " Ta gueule, j'suis occupée, je parle la ca se voit pas? J'vais venir mais pas tout de suite". J'sais pas trop ce qu'il essayait de faire. Il avait sûrement besoin d'une bouche pour la soirée. Et puis le type qui me prenait pour la vierge, qui me scruté depuis une heure du coin d'une porte, tout seul, s'est enfin décidé a venir me voir. Il ne me plaît pas. Mais j'apprécie le geste. Je vois qu'il a fait un effort énorme sur lui même et il est hors de question que je fasse ma fille froide en envoyant chier ses efforts. Il faut toujours penser a la suivante. alors je me leve et je vais iscuter 5 minutes avec lui. Sa timidité est adorable. Lui, beaucoup moins. Il dit qu'il ne fait jamais ca avec un manque d'assurance incroyable. Je fais des sourires et je retourne vers les autres. Ca m'a beaucoup touché. Emma fait des propositions indécentes a Tortue pour plaisanter. Il a l'air de la prendre sérieusement et commence a la tripoter de partout. Tortue a une copine. Je suis entourée de connards. Elle rentre avec l'homme un peu après

Ne reste que Kournikova et moi avec les trois hommes. Colin est d'une lourdeur incroyable. Il ne parle que de cul et croit que ça donne envie. Il fait des propositions a tout le monde et il est plus que sérieux. Ondine arrive, il me demande si elle baise et n'attend pas la réponse pour l'emmener danser. Ondine, c'est le genre a croire que tout le monde est gentil, j'espère qu'elle n'y tombera pas. Jésus me demande si je me rappelle de notre soirée roulage de pelle. J'acquisse en rigolant. Il me dit que le timide est un boulet. Je lui dis qu'il est mignon et que ça fait plaisir parfois de voir qu'on peut intimider a ce point la. Et puis aussi un peu d'innocence au milieu de ce baisodrome, ça me fait du bien. Jésus commence a imiter le timide pour se moquer de lui. Il n'est pas douer mais il me fait rire quand même. Jésus doit se sentir seul. On danse une derrière fois et on s'en va sans dire au revoir.

Cette nuit, j'ai rêvé que je faisais l'amour avec l'homme dans une chambre que je n'ai jamais vu. C'était très passionnel. C'était tout ce qu'on a jamais eu. Je me demande pourquoi j'ai rêvé de ça. Pour être honnête il ne me plaît plus du tout comme avant. La beauté incroyble que je lui avais trouvé ce vendredi de janvier n'existe plus. Il est devenu transparent, a mes yeux. Ce rêve n'avait pas de sens. Je me demande ce qu'il veut dire.

Ce matin, je me suis réveillée avec une envie de salé.

Posté par _glacon_ à 19:05 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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