20 octobre 2007

Comment suicide-t-on un amour?

La confusion est une putain de vicieuse. J’voudrais la crever par les flammes et jamais la voire revenir. Hier tout était claire, même s’il y avait des questions. Hier je savais ce que je ne voulais plus. Ce matin j’ai commencé à me demander si je n’avais pas tout simplement mal interpréter les signes. Et pourquoi, bordel, on ne peut jamais savoir ? La faute à qui ? La faute à quand ? Comment peut on regarder devant soit tant que la confusion nous bousille les neurones et nous empêche de dormir et nous empêche de rêver d’autre chose. De rêver à ce qu’on pourrait trouver devant soit si jamais on se décidait à lever les yeux ?

Costa et Ryne. C’est peut être juste deux prénoms qui ne vont pas ensemble. Alors pourquoi je me sens si accroché, littéralement, à tout ce qu’il est. Ou plutôt, au peu qu’il a bien voulu me donner. Qu’est ce qui fait qu’on crève d’envie de tout connaître de quelqu’un qui ne donne jamais rien de lui, ou simplement de façon détournée, à tel point qu’on ne sait jamais vraiment, si ça fait partie de lui ou simplement de ses mots.

Lundi, il a fallu que nous ne soyons plus que des amis. Encore une fois. Juste quand je m’étais faite à l’idée que nous y étions arrivé. Plus seulement des ex, mais surtout des amis. Exactement comme ce soir de juin, où il est venu me chercher à la gare. Tout pareil. J’aurais du me douter que si tout se ressemble, la fin aussi, non ? C'était cinq mois jour pour jour après la première fois. 5. Le chiffre double de ma naissance. Alors j'ai cru que peut être, j'allais renaître. J'ai cru parce que je fais ma fille naïve. J'ai cru parce que je ne sais plus rien faire d'autre, quand il s'agit de ses mains sur moi.

Alors j’ai imaginé que peut être, ça voulait dire quelque chose. Et même si pas « Recommençons quelque chose » au moins que je comptais un peu. Un peu plus. On ne fait pas l’amour aux gens dont on se moque. On les baise. Et nous on ne baise pas, alors je n’sais pas, je n’comprends pas. Pourquoi cette histoire commencé dans les bras l’un de l’autre, se termine avec lui qui, trois jours plus tard, dort à l’autre extrémité du lit comme pour me dire que lundi soir n’était que l’erreur d’une seule fois, et moi qui pleure, dos à lui, à me demander comment bon dieu on peut être aussi conne et pathétique ? A ne plus savoir si un jour j’en sortirais la tête de cette putain d’histoire qui ne se finit pas alors qu’elle est morte depuis le début.

Il le sait pourtant, que je l’aime. Ou même s’il l’ignore, parce que peut être c’est plus simple, il sait qu’il est plus qu’un ami pour moi. Je l’appelle systématiquement quand ça n’va pas, je lui dis que je ne suis pas la même ave lui et les autres, que je suis bien, là. Il sait aussi que je suis psychologiquement complètement perturbée avec tous les évènements de ces derniers temps. Entre mon grand père dont je n’ai toujours pas fait le deuil, les problèmes à la maison, et les deux griffes que l’homme a fait dans mon dos qui ne partent pas comme pour me rappeler qu’il a passer mon estime au mixeur et que je suis vide de moi même. Je ne me relève pas, et il le sait très bien.

Pourquoi il a fait ça, alors, si ça ne veut rien dire pour lui. Des coups de bites, il peut en foutre ailleurs. Il est beau. Il sait qu’il peut baiser ailleurs. Alors pourquoi, toujours, il revient, si ça ne veut rien dire du tout ? Si c’est pour dormir le plus loin possible de moi pour me rappeler qu’il ne m’aime pas. Qu’il ne m’aimera pas.

Peut être aussi qu’il voulait me dire autre chose, et que c’est juste moi qui voit le noir partout. Il a peut être essayé d’être gentil, et face à ma perplexité, alors que j’attendais juste un signe de sa part, il a peut être juste conclue que c’est moi qui ne voulais rien d’autre. Je vois peut être tout de travers, histoire de vivre dans une Tragédie grec. J’en sais rien. J’imagine toutes les possibilités. Mais alors qu’il parle, qu’il me dise ce qu’il en est ?

Il faut qu’on se dise les choses. J’en ai marre de ces silences et de ces questions. C’est trop demander que d’avoir quelques réponses ? J’lui ai donné mon corps. J’lui ai tout donné d’ailleurs, même s’il en fait jamais rien.

C’est de ma faute en faite C’est juste moi qui n’ai plus aucune mesure…

Comment suicide-t-on un amour ? Parce que moi je ne peux plus vivre avec le mien.

aaa

Posté par _glacon_ à 11:23 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Comment suicide-t-on un amour?

    Ma puce, j'espère que ça va bien se finir tout ça, franchement je te le souhaite, parce que ça me fait mal au coeur, toutes ces conneries. A ce soir mon amour.

    Posté par Aphone, 20 octobre 2007 à 19:04 | | Répondre
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