L'etrange vie d'un glacon

09 janvier 2008

Question de veilles habitudes...

J'suis partie voir ailleurs, du côté de la blogosphère où les choses sont un peu mieux cachées.

Si vous voulez l'adresse, o-la-renarde-o@hotmail.fr

A bientôt

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21 décembre 2007

walk away

(...)

With so many people
to
love
in my life
why do I worry
about
one 


But you put the happy
in my ness
you put the good times
into my fun
and it's so hard to do
and so easy to say
but sometimes
sometimes you just have to walk away
walk away
and head for the door


We've tried the goodbye
so many days

we walk in the same direction
so that we could never stray

they say if you love somebody
than you have got to set them free
but I would rather be locked to you
than live in this pain and misery

(...)

Ben Harper "Walk Away"

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30 novembre 2007

J'aime pas les titres BIS.

Je n’écris plus. C’est pas que je n’en ai plus le temps (je dirais plutôt, qu’avec les grèves, c’est plutôt l’inverse.) Mais j’ai une sorte de non-vie en ce moment. J’vois pas grand monde et je m’isole. C’est pas une phase de déprime intense, c’est juste que ça me fait vraiment plaisir d’être seule. Faire mes petits trucs dan mon coin. Y quand même deux trois évènements que je voudrais garder en mémoire, alors je vais les écrire, sûrement dans le mauvais ordre, histoire de m’en souvenir plus tard.

ANNIVERSAIRE DE KOURNIKOVA : Samedi 24 novembre.

Y a d’abord eu l’anniversaire de Kournikova samedi. Ca faisait un moment qu’on avait pas regroupé le Sand en entier dans une seule maison. Personnellement, j’étais pas spécialement pour l’invitation de Chris et des autres, parce qu’en général ils viennent pour se bourrer la gueule sur notre compte, et se barre au Sand dès que les bouteilles sont vides. Cette fois ci, ils ont plutôt fait bande à part dans la cuisine et vidé la moitié de ma bouteille de pisang. On va dire que ça aurait pu être pire. Une fois arrivé au Sand, y’avait l’homme sur la table à côté des toilettes. Et rien que de voir sa gueule de con, y a tous les évènements de la dernière fois qui me sont revenus à l’interieur. Et quand on sait que je gère très mal mes émotions, quand elles se pointent en grand nombre d’un seul coup comme ça, je suis incapable de faire bonne figure. J’explose sans me retenir. Alors une fois dans les toilettes, je commence à crier que ce connard de fils de chien n’a rien à foutre là. Que j’voudrais qu’il aille pourrir ailleurs et qu'il arrête d’infester ma vie de sa présence puante. Et bla bla bla. Bretelle qui me dit « Ah non Ryne, tu pleures pas pour un connard ! ». Alors je ravale tout, parce qu’il a bien raison . Et là je tourne la tête sur ma gauche, « Ahhhh salut Mylene comment tu vas ?? » (je tombe nez à nez avec une de ses meilleures potes qui a assisté à ma petite crise de fille prépubaire !). Elle, elle fait comme si de rien, me fait un grand sourire et me claque une bise, on parle de deux ou trois banalités avant que je lui conseille d’aller dans les toilettes des hommes si elle veut pisser avant l’an 2027. Elle m’écoute, et Kournikova sort deux minutes après en me disant « La nana a qui t’a fait la bise. Ben y a un mec qui a ouvert la porte quand elle pissait, et elle avait pas mis le vérou !!! Mouahhhhh ». Autant dire qu’elle a du pensé à une tactique machiavélique de ma part et qu’elle n’a donc plus eu aucun scrupule à raconter ma crise de nerf à l’homme qui a du pensé directement, vu son égo démesuré « Ahhhh elle m’aime encore cette petite conne, il faut avouer que je suis inoubliable !!!! ». Beurk. Ca me fout la gerbe de penser qu’il va partir avec cette pensée là dans la tête (il déménage avec Georgette d’après ce qu’Emma m’a dit). Alors que clairement, même quand je relis ce que j’ai pu écrire quand on était ensemble, j’arrive pas à me souvenir des sentiments que j’ai pu avoir pour lui. C’est comme si il n’y avait jamais eu que cette haine que j’ai aujourd’hui. Je la porte comme un fardeau et elle me fait peur. J’ai beaucoup détesté dans ma vie, mais jamais autant, jamais comme ça. J’sais que c’est pas contre lui. C’est juste contre tout ce qu’il m’a apporté d’ignoble . Tout ce bagage que je vais devoir traîner jusqu'à la fin. Et ça me fait peur, d’avoir autant de mal à l’intérieur. Je me fais peur. Le reste de la soirée c’est franchement bien passé. J’ai oublié son existence assez rapidement, j’allais tout de même pas faire un scandale. Bretelle et son bassiste, Julien se sont bien occupés de moi. J’ai passé la soirée, couverte de l’attention de ces deux là, comme protégé par leur tendresse. Mais si je dis ça, c’est sûrement à cause de l’alcool. Ya aussi eu cette discussion vraimetn marrante avec tortue. on était plutôt en frid (enfin, j'étais en froid avec lui) pour une histoir de regard mal lancé. Donc bien sur, vu qu je suis éméché et assise à côté de lui je lui dis

Ryne: Tu m'aimes pas toi.

Tortue: Et pourquoi tu dis ça?

Ryne: Ben ça se voit c'est tout. M'enfin c 'est assez con parce que tu ne me connais même pas au final.

Tortue: ben ouais j'te connais pas du tout. Tout ce que je sais de toi c'est que t'es sorti avec Costa. Le reste, c'est jamais que des trucs qu'on est venu me dire.

Ryne: Si tu parles de ce que Nala et ta copine ont pu dire, je me doute que ça n'a pas du être très positif!

Tortue: Ben c'est claire mais ça veut pas dire que je les écoute. C'est comme pour tes dreads. Ca fait une semaine que je le sais, on est venu me le dire sur internet. De toute façon Nala elle nous a tellement saoulé avec toi, que les filles, ça fait 5 mois qu'elles font que de parler de tes cheveux et de tes fringues. Même maintenant que tu t'es arrangée avec Nala, elles n'arrivent pas à se defaire de cette habitude."

c'est quand même comique. mes cheveux et mes fringues. Elles auraient pu critiquer j'en sais rien moi, ma pesonnalité dérangée, ma façon de systématiquement tombé par terre, le fait que je parle fort et que je ne sais pas draguer sans être pister à trois kilomètres, mes kilos en trop. Ya telement de choses. Mais mes cheveux et mes fringues? Bon ben chacun son truc...

COME BACK DE COSTA : Samedi 24 novembre

Ryne, tranquillement installée devant son ordinateur, est intensement occupée dans une discussion à trois avec ses chères amies femelles, Mélie et Kournikova. Sujet : Ai-je bien acheté suffisamment de curly et de chamalow pour la soirée de ce soir? Soudain, une nouvelle fenêtre clignote en bleu marine. « Costa ». Sachant que je l’ai effacé (mais pas bloqué) de mes contacts en juillet après avoir appris ses péripéties sexuelles avec Ex Numéro Un (d'ailleurs ça me fout encore la gerbe quand j’y pense…) sa présence en bleu marine était tout à fait surprenante. Il m’a fallut au moins deux secondes et demi de réaction avant d’ouvrir la fenêtre.

Costa says : hello ??

Ryne says: salut

Costa: je voulais juste te dire que je ne t’ai pas oublié.

Toute personne connaissant Ryne et son cerveau à questions multiples peut imaginer ce qui a pu alors se passer sans sa tête. « Oh mon Dieu mais pourquoi il me dit ça ? Mais ça veut dire quoi ? Est-ce qu’il veut juste tirer un coup? Est-ce qu’il veut m’épouser ? On aura plutôt un chien ou un chat dans notre appartement trois pièces ??? »

Costa says : Je te dois toujours 5 euros.

Ah… Evidemment, ça aurait été trop beau, faut être honnête. Sur ce, il conclue qu’on doit se voir quelque part. Je lui répond que je l’appellerais en fin de semaine. Ce que je n’ai toujours pas fait et que je ne compte pas faire. Je peux vivre sans ces 5euros, par contre j’ai un cœur en fin de vie qui ne tiendra sûrement pas le choc en sa présence. Mais si je dis ça, c’est parce que je dramatise. En vérité, j’attend juste qu’il appelle lui, et comme je sais qu’il ne le ferra, je me cherche des excuses de filles. Alors évidemment, comme je le fais toujours, j’ai d’abord passé deux jours et demi à analyser chacun des mots de cette conversation pour essayer d’en tirer une interprétation mélodramatique. Par exemple pourquoi n’a-t-il pas écris en une seule phrase « Je ne t’oublie pas. Je te dois toujours 5euros. » comme l’auraient fait les gens normaux ? Conclusion, non ça n’est pas un moyen détourné pour me dire que je lui manque vraiment, c’est juste que Costa n’aime pas qu’on pense du mal de lui et qu’il ne voulait pas que je pense « Ah mais Costa est un sale voleur d’argents !!! ». Un point c’est tout. Bref, je ne l’appellerais pas cette semaine

RYNE OU LE B ABA DU RIDICULE : jeudi 29 novembre.

Je sors de mon cours de violoncelle, super fière que la prof me surestime au point de me filer des partition de troisième année. Et là j’entends « Salut » je tourne la tête et je vois mon amoureux de deuxième maternelle (qui était aussi mon fiancé, attention ! A 5 ans, moi, messieurs dames, je portais une bague en plaqué or. J’AI UN PASSE SENTIMENTAL A FAIRE FREMIRE LES MAGASINES PEOPLE !!). Bref, je lui répond « salut » genre hyper contente que malgré les années d’absence, nos coeurs savent encore être polis l’un envers l’autre !!!!!!! (C'estbeau...) Sauf que là, y a une fille qui se pointe de derrière un mûr (elle s’était cachée cette garce) et c’était à elle qu’il s’adressait vraiment. Alors ils me fixent tous les deux en ricanant. D’un air de dire « Genre on te parle, à toi, avec tes dreads.  MOUAHHHHH ». J’ai ramassé ma pauvre fierté à terre tout en ratant une marche (ce qui est très acrobatique quand on a un violoncelle sur le dos) et je suis allée voir ailleurs.

DIVERS :

Je mange autant qu’une femme enceinte de 8mois et demi. Je passe ma vie a créper des faux cheveux dans l’espoir de monter mon propre commerce cybernetique de dreads synthétiques (Quel noble métier !!!) et à glisser de l’archet sur mes quatres cordes raides. Résultat, mes bras ont doublé de volumes tellement je suis musclée, ce qui me donne un air d’Amélie Moresmo pas très glamour dont je me passerais bien. J’ai rêvé de Dine et de Manu. Ont allé toutes les trois au Sand dans l’espoir de pouvoir caser Manu avec Costa (j’ignore encore la signification profonde de ce rêve).Dine voulait absolument danser la salsa avec moi sauf qu’on m’avait menotté au bar (je pense que ça veut juste dire que je suis alcoolique). On a finit par rentrer chez moi et on a joué a Dunkey Kong (celui de la super nintendo parce que je suis pas du genre nouvelle technologie vous voyez) et même que je suis carrément rentrée dans la télé. C’était franchement sympa. Sinon, en parlant de Manu, elle va venir me voir en février. Autant dire que c’est pas trop tôt. Ca va quand même faire trois ans et demi que j’en crève d’envie.

Julien, le pote de Bretelle me court après sur internet. Il a 18 ans et bordel ça se fait bien sentir. Il veut qu’on aille « squatter avec ses potes ». Je ne suis pas une grande dame, je m’en fiche pas mal si on ne me paye pas mon verre ou bien si on ne m’ouvre pas la porte de la voiture. Mais sincèrement, squatter dehors par 3 C° CEST PAS VRAIMENT ROMANTIQUE !!! De toute façon, il ne me plait pas, il est sûrement trop jeune dans sa tête, et c’est un affectif compulsif.

Bref, où sont les hommes ?

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22 novembre 2007

Banalités et autres histoires

Dans la rue, je ressemble à un farfadet tout droit sorti d’une forêt enchantée, m’a dit B. Ca me fait sourire. Quitte à ressembler à quelque chose, autant que ce soit féerique.

On a passé l’aprem sur Lille avec Kournikova. On se rapproche tranquillement de plus en plus depuis qu’elle est revenue de Hollande. J’crois que ni elle ni moi ne l’avons cherché. C’est juste qu’il y a quelque chose entre nous qui fait qu’on est toujours partout ensemble sans que personne ne soit choquer. Quand Kournikova est seule, on lui demande où je suis, et quand je traîne mes pieds toute seule a Lille, on me demande où je rejoins Kournikova, comme si c’était juste logique pour tout le monde, que si je marche, c’es pour la rejoindre quelque part.

Y a les herbes folles sur Lille vendredi soir. Je veux absolument aller les voir. En plus j’aime bien la salle du Biplan, c’est petit et ça me rappelle le Sand. Le Sand qui ne ressemble plus à rien ces derniers temps. Les habitués ne viennent plus, les nouveaux ont l’air chiant et ne parlent à personne. Je repense à ce que c’était en mai. Comme j’étais heureuse en mai. Il y avait l’américaine, mon anniversaire. J’ai des souvenirs en chamalow qui me bouillonnent la tête. Tous datent de mai. Avant que tout commence à partir en miette. A commencé par le grand père. Je crois que la boucle heureuse est bouclée, mais j’ai juste du mal à l’accepter. Kournikova aussi. Alors comme deux vieux chiens errants on s’obstine à y aller encore, juste pour au final, s’emmerder comme jamais. Mais je la sens arriver, la nouvelle boucle. Le vide ne me fait plus vraiment peur, il me permet de faire tout un tas d’autre chose. J'écris. Je caresse mes quatre cordes.

Ce week end on fête  l'anniversaire de Kournikova.

Je n’ai pas vu Costa depuis le 3 novembre.

Je me suis coupée l'index gauche.

La grève est reconduite.

Catherine est enceinte. Ma Catherine. Plus d’un an que je ne l’ai pas vu. Anthony est venu me voir sur internet, un moment qu’on ne se parlait plus, et il m’annonce qu’elle a un bout de lui dans le bide, et que c’est pour juin. J’crois que j‘aurais pas pu être plus heureuse. Ca fait tellement longtemps qu’ils galérent, tous els deux. Elles aux Etats Unis, lui en France. Ils se voient au compte goutte et malgré tout leur amour tient le coup, bien plus que celui des gens qui se voient tous les jours. Y a des amours comme ça, dont on sait qu’ils valent plus que les autres. Je l’ai appelé pendant une heure. On a parlé de tout un tas de conneries et ça m’a fait du bien. Me rappeler que les gens biens sont là. Pas seulement dans mon imagination débordante.

Je vais bien.

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15 novembre 2007

...

Hier soir j’ai discuté avec H. Ca m’a fait le bien nécessaire. Savoir qu’il est là pour moi. Pour écouter mes mots peu importe à quelle heure, peu importe ce que j’ai à dire. Et c’est important de l’avoir avec moi, parce qu’a lui je ne peux pas mentir. Même pas embellir ou exagérer. A lui je dis tout comme ça me sort de la tête, sans avoir peur qu’il me juge jamais. Y a de ces relations privilégiées…

Mon père est en panique, il est 7h30 du matin. Il toc à ma porte et à celle de mon frère toutes les dix minutes en nous disant qu’on va être en retard, qu’il faut se lever. Personnellement, ça doit être la peur d’affronter les jours tristes, où simplement l’envie de fermer les yeux, mais il m’a fallu une demi heure de plus avant de l’écouter vraiment. J’ai pris ma douche et mis des vêtements même pas repassés. De toute façon on s’en fout, j’aime avoir l’air d’un sac.

Je mange mon croissant en priant pour le digérer normalement et j’attend.

J’attend que le jour triste commence, sans trop réaliser. C’est jeudi. C’est aujourd’hui.

Sur la route, ma grand mère est avec mon père est moi dans la voiture. A l’arrière avec moi. Elle ne craque pas depuis jeudi dernier. Elle passe juste son temps a crier sur tous les membres de la famille de mon oncle et à faire bonne figure devant se sœurs. Et puis tout d'un coup, ses yeux qui se plissent et sa petite voix qui dit « 30 ans c’est trop jeune » et puis tout de suite « Non Christiane, pleure pas hein, si tu commences tu vas plus t’arrêter » Et hop. Juste comme ça, parce que c’est son genre à elle, d’être forte toujours, même si c’est être froide, elle a arrêté ses larmes. Et dire que moi j’pleure sur un con, alors qu’elle, elle ne s’autorise même pas à pleurer son petit fils. C’est juste que parfois, ça m’impressionne la force des autres, même si la sienne est un peu mal placé. J’voudrais quelle comprenne qu’elle ne perdra la face devant personne si elle se laisse pleurer. Les gens la respecteront toujours.

Une fois à l’Eglise, il y a tous les frères de mon oncle que je n’ai pas vu depuis 107 ans, qui me disent « la dernière fois que je t’ai vu tu étais haute comme ça ». Et à la limite, même si c’est vraiment cliché, je préfère ces mots là à ceux des sœurs de ma grand mère qui me confonde systématiquement avec ma cousine Nathalie, qui est enceinte, brune aux cheveux courts et aux yeux foncés. J’ai des longs cheveux blonds et des yeux bleus. Autant dire que l’on ne partage rien , à part ce sang là.

Il y a ma grand mère qui me sert fort la main, même que ça me fait mal mais que je m’en fous.

Mon oncle était là. Le monstre de la famille depuis que ma tant et lui ont divorcé. Pourtant aujourd’hui ils sont là tous les deux, entre la distance, à enterrer le fils qu’ils ont fait tous les deux. Elevés ensemble. Perdu ensemble. Et il ne se regardent pas. Il a la main de sa nouvelle femme dans la sienne. Mais les gens qui pleurent ne sont plus des monstres. C’est peut être facile mais c’est juste comme ça.

L’abbé n’avait pas encore sa robe blanche, et il portait un jogging premier prix avec une moustache et un t-shirt sale. Il ressemblait à un squatteur de bar. J’me suis dit en même temps que Nathalie qu’il devait bien se marrer, le cousin, à voir quel cas social on lui avait dégoté. Déjà qu’il était pas bien croyant, mais là, y’avait vraiment de quoi se fendre la gueule.

Mon père déposait des photos sur les chaises. Avec le mot qu’il a écrit pour lui. On nous a demandé de nous avancer. Et quand il a fallu passer à côté du cercueil, c’est comme tout le poids de la réalité qui s’est glissé dans mes yeux et qui a fait couler les larmes. Et elles ne s’arrêtaient pas et même qu'on s’en fiche, on s’en fiche et on pleure. Parce que pour lui je peux et j’en ai rien a foutre de mon mascara. Parce que bordel, c’est pas juste.

Ils ont passé Creep de radiohead. Et même pas The end des Doors comme il avait demandé. Et ça aussi c’est énervant. Parce que vraiment, les paroles ne lui vont pas si bien, et puis qu’après tout j’ai toujours préféré Jim.

L'abbé commence à nous balancer ses extrait de la Bible comme si ça voulait dire quelque chose pour mon cousin. A dire qu’il était heureux avec Dieu et nain nian nian. Peut être que j’devrais pas parler comme ça, juste par respect pour les croyants. C’est juste que le principe même de parler de mon cousin comme heureux au paradis alors qu’on savait tous qu’il ne croyait pas en Dieu, ça ressemble à une hypocrisie a laquelle j’ai même pas envie de faire face.

Il a lu le texte de mon oncle, puis celui de ma tante. Et c’est juste impossible d’imaginer ce qu’ils traversent. Enterrer ce qu’on a mis au monde, ça fait partie des paradoxes qu’on ne peut pas comprendre, sûrement même pas quand on le vit soit même.

Et l’abbé au milieu de toutes ces conneries d’épîtres à la con, a commencé a dire quelque chose qui m’est allé droit dedans. Comme quoi il faut toujours regarder devant soit, jamais plus derrière. Sinon on ne grandit plus, on avance plus, et alors un peu, on est mort avec l’autre. Je suis comme ça depuis longtemps. Trop longtemps. Je n’avance plus. Et je n’veux plus être comme ça.

Sa femme était là. Je me rappelle de leur mariage en septembre dernier. Mon dernier enterrement et mon dernier mariage était celui de la même personne.

Fred est venu. Fred, c’est celle qui sera toujours là. Hier, on est allé au ciné ensemble, et sur la route du retour, elle me disait, un peu en souriant, comme si ça se disait tous les jours « Heureusement que tu es là, sinon ma vie ça serait de la merde et je pleurerais tous les soirs en me disant que personne ne m’aime. Mais non, j’ai ma Ryne, alors ça va. ». J’sais même pas quoi dire face à une amitié pareil. La plus part des gens qu’on croit connaître nous laisse tomber dans les moments les plus dures. Considérant peut être avoir assez de problèmes eux même. Ou juste ne trouvant plus d’intérêt a nous voire si on triste. Y a des gens de qui j’attendais qu’ils soient là pour mois ces derniers temps, pour me rendre compte, en faite, qu’on ne connaît jamais personne, que les gens nous deçoivent. Fred, elle, elle insistait pour savoir a quelle Eglise il fallait être, et elle s'est mise juste derrière moi.

La messe s’est terminé, on a fait la queue pour sortir, et en regardant à terre, j’ai vu les larmes de tous les gens qui marchaient devant moi. Comme des traces de pas.

Nathalie a dans son ventre une petite fille qui a, in utero, enterré son arrière grand père et son oncle. Alors que ses enfants à lui n’étaient même pas là, et probablement, ils ne savent pas que leur père est mort. Y a des photos d’eux gamins que sa femme avait donné sur cd a ma grand mère, je les ai sur mon pc. Des photos d’Elric qui dort sur le ventre de mon cousin. Je me demande ce qu’on leur dira quand ils seront plus grands. J’pense à Costa qui a perdu son père quand il avait 7 ans. Il n’a pas été à l’enterrement non plus. J’pense à tout ce que ça a changé dans sa vie, et ce que ça changera dans celle des mes neveux. J’ai peur de ne plus vraiment les voir. J’ai peur qu’on leur mente. J’ai pas envie qu’ils n’aient que trois photos et deux mots de leur mère. J’voudrais qu’ils sachent tout. Le bon et le mauvais. Mais au final, j’ai pas idée de ce qui serait le mieux pour eux. J’auras voulu en parler avec Costa. Qu’il me dise ce qu’il en pense. Ce que lui aurait péféré. Mais j’ai décidé de le sortir de ma tête. Et je m’y tiendrais. Après tout, chaque situation est différente. Il n’a sûrement pas plus de réponse que moi.

Ce qui fait le plus de mal, c’est de voir les autres pleurer. Mon oncle et ma tante, a qui on ne sait pas quoi dire. Nathalie qui a perdu son seul frère. Ma grand mère. Y a leur peine à eux tous qui vient sur moi et me colle à la peau et c’est juste impossible à vivre.

J’essaye de trouver tous les souvenirs que j’ai de lui. On a été élevé ensemble, mais j’étais la petite dernière. 10 ans d’écart. On a jamais partagé grand chose avant récemment. Y a les hamburgers au crâne chauve. Ses figurines warahmer. Le poster de nirvana sur la porte de sa chambre. Et l’odeur qu’on y trouvait une fois à l’intérieur. Son humour à se taper le cul par terre. Didier Super. Les fois où avec mon frère et Nathalie, on allait l’espionner dans le bois quand il était avec Peggy. La journée au tir à l’arc où il m’a appris à tirer. Il a été troisième de France, c’était pas de la merde.

Non le moins qu’on puisse dire c’est que c’était pas une merde et qu’il savait aimer les gens sans se retenir de rien. J’me souviendrais de ça à coup sûr. Et y a intêrét que ça se sâche.

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11 novembre 2007

This is the end

J’ai mal à la tête.

Et puis je suis fière, un peu, aussi. J’ai retenu mes larmes. J’ai contenu tout le malheur de dedans moi pour en faire autre chose. Je ne me suis pas laissée aller au numéro de la fille aux yeux rouges. Parce qu’il est temps de vivre sans lui. Même si ça s’appelle survivre pour le moment. Même si c’est dure de ne pas pouvoir l’appeler sans que peut être, ça soit mal placé. Dure d’être apaisé uniquement par quelqu’un qui ne veut pas être là, avec moi. Il est maintenant beaucoup trop loin de moi pour me permettre ces choses là.

Alors oui, mon corps est malade. Il est en manque de l’autre. Parce que l’autre n’était pas là samedi, alors qu’il était attendu. Attendu trop fort, je pense. Attendre c’est laisser a ce qu’on attend l’opportunité de nous faucher en plein vol. C’est aussi une façon de ne pas sombrer tout de suite. Mais c’est une drogue comme les autres et je finirais par ne plus en avoir besoin. Si je prend le malheur et que j’en fais autre chose.

Il suffirait peut être de se contenter sur le reste de cette vie là. A moi. Regarder les gens dans les yeux et leur montrer que le malheur de dedans moi n’est plus là. Et mes yeux ne sont plus rouges. Et mes sourires ne ressemblent pas à des ébauches de trucs pas finis, prêts à se faire la mâle à la première occasion.

Alors jusque quand ? parce que c’est toujours pareil avec moi, les bonnes résolutions, les changements positifs, ça ne reste jamais très longtemps. J’oublie toujours trop vite ce qui compte. On verra bien.

Je le veux toujours et je ne cesserais peut être jamais vraiment de l’attendre. Ca s’appelle aimer quelqu’un, je crois. Alors je m’en veux moins, parce que toute cette merde, c’est au nom de quelque chose de bien plus grand que moi. L’Amour, c’est noble. C’est un peu comme tuer pour Dieu. Le sacrifice s’excuserait presque. A partir du moment où on y croit. Et puis surtout, il y a des choses plus grave qui nous tombe dessus et nous rappelle qu’un amour sans retour n’est pas une mort, c’est juste une maladie. C’est un truc qu’on peut peut-être guérir. C’est moins grave. C’est pas grave.

Le cousin est mort jeudi. Voilà. C’est comme un point au bout d’une phrase pas finit. Une phrase d’à peine 30 ans. Je ne me servirais pas de ce malheur là pour être dans ses bras.

Voir les gens morts ne me donne pas l’impression d’être vivante comme à d’autres. Ca donne un goût dégueulasse dans la bouche. Un goût de fin.  J’ai passé mon temps à avoir l’impression qu’il respirait encore. Que son torse se bombait. Alors que son visage était mort. Blanc.

Le funérarium et la musique de merde qu’ils y passent, qui nous bouffe les oreilles et qui ne veut rien dire. Ca ne couvre même pas les sanglots de sa mère. C’est juste totalement hypocrite. Parfaitement humain.

Guillaume est mort et son numéro est encore dans mon portable. Comme un paradoxe de l’autre monde. Comme l’incohérence de leur cohabitation l’un dans l’autre. Deux mondes. Erreur dans la matrice.

Ou alors l’erreur ça aura été cette maladie là. Tombé sur lui. Venant d’ailleurs. Qui tu. Qui fait arrêter les cœurs de battre tout doucement, après t’avoir lentement sucé le cerveau. A t’en faire devenir fou. A t’en faire oublier le visage de tes enfants. Mais qui toujours te rappelle qu’elle te sucera jusqu’à la fin. Quelle te tuera bientôt. Te laissant pour seule compagne, cette certitude là.

Des saletés pareil, ça ne peut être que des erreurs.

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05 novembre 2007

Pulling your insides out

La vie me fait vraiment marrer. La tournure que prennent les choses. Les gens qui s’en vont, qui reviennent. Jamais dans le même ordre et surtout, jamais dans l’ordre qu’on voudrait. Au bout du compte on s’habitue. On finit par accepter qu’on a de l’influence sur un presque rien qu’on ne choisit même pas. La vie nous coule dessus et ne nous demande rien. Et ça n’est pas si grave, finalement, c’est effrayant, ça peut nous empêcher de dormir, mais si on se laisse faire, si on accepte que le changement peut nous tomber sur la gueule à n’importe quel moment, on finit par en sourire.

J’connais ce type qui passe à côté de lui même à avoir trop peur de ce qui change. Il passe à côté de ceux qui veulent le rendre heureux. Des liens qu’on essaye de nouer avec lui. J’ai pas envie de finir comme ça. Shouté en plein vol par un amour qui l’a quitté, avec la peur terrible de se remettre à voler avec quelqu’un d’autre.

Samedi soir, il y a eu l’anniversaire de ma Fouine. 20 ans, et 12 que je la connais. On ne ressemble plus du tout aux deux gamines de 8 ans qu’on était, on a même plus vraiment de points communs, mais c’est Fouine et je serais toujours là pour elle. Même quitte à mourir d’ennuie  parmi ses potes qui me ressemblent si peu. Même qu’il y avait mon premier amoureux, pas vu depuis 7 ans. Putain, 7 ans déjà. Il a changé.

À 22h, Fred est passé me chercher et on est allé chez Kournikova pour la petite fête surprise pour Mélie. Même qu’elle ne s’y attendait pas du tout, et que ça lui a collé un sacré sourire de nous voir là. Soirée moules-frites. C’est que Kournikova fait rarement les choses à moitié ! Après avoir trinqué et bien menti à Emma (à propos de la petite surprise que Lio lui préparait) (et même Emma, que j’ai bien galérer pour organiser tout ça avec ton homme, alors t’as intérêt à avoir passé une bonne soirée !) On est toutes allées au Sand.

Là bas il y avait mon dreadeux d’il y a trois semaines. Avec son regard doux et ses mains dans les poches. J’ai saoulé Emma pendant au moins 10 minutes à répéter sans m’arrêter « Je vais l’épouser mais il ne le sait pas encore ». Dakota, assis juste à coté, halluciner totalement de ma niaiserie. Faut dire que je la cache bien la plus part du temps (si,si, j’vous jure), elle me fait un peu honte. Au final, si je me suis arrêtée de vanter les mérites de sa beauté sublime, c’est surtout parce que je l’ai vu embrassé la rousse à côté de lui et que quand même, ça compromet un peu mes envies de mariage ! Mais il m’a jeté quelques regards, et il ne m’en faut pas plus pour espérer durant une vie entière !

L’alcool monte. Je croise Nala aux toilettes (comme c’est glamour !). On se regarde. Elle me dit « Salut Ryne » et me colle une bise sur les deux joues. Je lui dis que c’est bizarre, cette façon de ne faire la bise qu’une fois sur deux. Elle me dit qu’elle voudrait qu’on discute. Elle m’emmène un peu plus loin, une table rien que pour nous. Kournikova hallucine totalement de nous voir l’une à côté de l’autre, il faut dire qu’avec le temps, c’était devenu le genre d’apparition qu’on attend pas même dans les films. Ca serait un peu comme voir Martin Luter King en train de boire une bière avec Hitler. Elle me demande si elle peut commencer. J’accepte.

Elle me dit qu’elle pense à venir me parler depuis un moment déjà, mais qu’elle a jamais vraiment osé. Juste comme moi. Elle me dit que c’était vraiment pas honnête de sa part de me faire passer pour le monstre de l’histoire avec Costa, alors qu’elle ne lui en a pas voulu à lui. Elle avoue que c’était juste plus facile, elle n’avait rien à perdre en me perdant moi, par contre avec lui... Elle précise bien que ce n’est pas des excuses, qu’elle estime qu’on a toutes les deux nos tords. Elle m’explique juste comment elle voyait les choses, et comment elle les voit aujourd’hui. Il n’y a eu que deux semaines entre sa rupture d’avec Costa et le début de mon histoire avec lui. Je ne me souvenais même pas que ça avait été si court. Elle m’a raconté qu’elle est passé par l’enfer quand on était ensemble, qu’elle évité le Sand pour ne pas me voir. Elle ne supportait pas de l’entendre parler de moi. Et de l’entendre me dire « Ah pour ça, j’en ai entendu parler de Ryne à cette époque, t’inquiète pas ! » ça m’a vraiment remué le ventre. Moi qui pensait qu’il ne parlait de moi à personne. Alors j’ai quand même existé, rien qu’un peu, finalement. Et puis si mon ventre était dans cet état, c’est aussi parce que je me suis rendue compte de toute ce mal que je lui ai fait, consciemment ou non. J’ai fait souffrir cette fille. Pas toute seule, c’est vrai, mais si j’avais décidé de ne pas approcher Costa, elle aurait eu bien moins mal. Je crois que je le savais déjà, mais je préférais me voiler la face et ne pas assumer. Elle m’a dit ne plus avoir de haine contre moi, elle voudrait qu’on se tolère. Elle sait bien qu’on ne sera sans doute jamais amies, mais elle ne veut plus qu’on ai à s’éviter. Et puis elle s’est confié un peu. Elle se sent enfin libérer de cette histoire avec Costa, l’ambiguité n’existe plus pour elle et ça lui fait du bien. A parement c’est grâce à un autre que lui. Elle me dit que si elle apprenait demain que je ressortais avec lui ça ne lui ferrait rien. Je lui dis que ça n’arrivera plus. J’espère que je dis vrai.

Ca m’a fait un bien fou de mettre les choses à plat avec elle. Et c’était vraiment impressionnant d’entendre de sa bouche tout ce que moi je voulais lui faire comprendre dans mes longs monologues intérieurs où j’imaginais cette conversation. Dans le fond, on a un sacré nombre de point commun. On a partagé le même homme. Le même amour. La même haine. On est un peu comme Claudine et Pauline dans Les jolies choses. On s’est détestée, mais au final on est les mêmes. C’est moi que je détestais à travers elle, et inversement.

On est retourné voir nos potes respectifs. Les filles m’ont toutes harcelé une par une pour savoir ce qui s’était dit. J’ai résumé, le sourire aux lèvres. Contente.

J’ai décidé d’être gentille avec Costa, ce soir là. Ca me paraissait juste logique, après cette conversation, de régler mes comptes avec tous les gens pour qui j’avais des ressentiments. On fait table rase et on verra bien. Je lui ai dit que s’il voulait un dvd, n’importe lequel, suffisait qu’il le demande. Il veut que je refasse son atebas, il m’a montré sa nouvelle, faite par une non-professionnelle et qui est moche !! (c’est les miennes les plus belles d’abord). En partant je l’ai engueulé pour qu’il me dise au revoir pour me rendre compte ensuite, alors qu’il n’avait touché qu’une seule de mes joues, que je n’arrive pas à lui faire la bise. C’est un rituel qui me file la nausée, quand c’est lui que ça concerne. Du coup, je l’ai repoussé et il a du me prendre pour une indécise à tendance parano psychopathe quand je lui ai expliqué pourquoi. Faut dire j’ai l’habitude de passer pour une cinglé. Et j’ai encore plus l’habitude de le saouler. Mais je n’y arrive vraiment pas. Quand je lui fais la bise, j’ai mal à l’estomac.

Dans l’euphorie du moment, sur le parking avant qu’il sorte, j’ai écrit « Costa » en jolies lettres sur la buée de son carreau. En m’en souvenant le lendemain matin, j’ai prié les Dieux en qui je ne crois pas qu’il n’ai pas eu la curiosité bizarre de taper ce mot sur Google. Il sait que c’est moi qui l’ai écrit. La deuxième fois où on s’est vu, je lui ai dit qu’il ressemblait à Costa de Hartley cœur à vif. Ca l’a marqué tellement il n’a pas compris le rapport. S’il venait à tomber ici, je préférais qu’il ne me dise rien. Et puis ça serait assez drôle, qu’il découvre tous mes mots pile au moment où je l’oublie vraiment. Ca n’aurait pas de sens. Mais il n’a jamais été curieux me concernant, alors je crois que je peux dormir tranquille.

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02 novembre 2007

You give me miles and miles of mountains and I'll ask for the sea

La vie par dans tous les sens mais c’est rien. Du moment que je ne pleure pas et que mes pieds ne sont pas trop loin du sol (non parce que soyons honnête, le sol, je ne le touche jamais).

La soirée de mercredi soir était franchement géniale. J’sais pas si c’est le fait que tout le monde était déguisé, ou bien simplement parce que j’avais sûrement trop bu. Mais tout le monde avait l’air de sourire.

Ma pote Alita sort officiellement avec un des gars du Sand, Damien. C’est assez surnaturel de les voir ensemble. Y a des couples comme ça qui ne sont vraiment pas des évidences et qui pourtant ont l’air d’être déjà très proche du 7ème ciel.

Emma n’a pas pu venir au Sand en partie à cause de Costa l’égoïste qui veut bien raccompagner les gens chez eux quand c’est pour se faire pardonner un truc, mais qui est incapable de donner un coup de volant pour les autres quand il n’en tire aucun profit, alors même que Lio l’avait emmené à la mare deux semaines avant… En plus Emma est en train de se démerder pour lui trouver un stage dans un domaine ou il y en a peu, et il trouve encore le moyen de refuser alors qu’il devrait limite lui lécher les doigts de pieds en ce moment même! Enfin bref, j’suis pas là pour cracher (tu parles! Mouahahaha), mais je n’en pense pas moins.

La mère de Kournikova a embarqué un haut de forme en vitesse et nous a accompagné. C’est le genre de maman que nos potes baiseraient bien. Ca fait toujours drôle quand elle sort avec nous. Enfin surtout pour Kounikova, qui peine déjà assez avec les hommes sans que sa mère vienne lui voler l’intérêt de ceux qui l’intéresse.

Je n’sais pas trop comment, mais j’me suis retrouvée vraiment bourrée assez rapidement. J’avais pourtant pas bu tant que ça. Et c’était encore moins mon intention. Nala a débarqué avec ses stéréos putes. Habillée en pompom girl. J’ai pouffé intérieurement de rire en me rappelant que c’est le costume que j’ai faillit choisir (sauf que je me suis rappelée que mes jambes n’étaient pas montrables alors j’ai laissé tomber l’idée). Comme quoi, on a sûrement plus de points communs qu’elle ne veut bien le croire.

Et puis tout le monde a débarqué à peu près en même temps. Damien en momie, Constan en spectre. Même Costa était déguisé, à ma grande surprise. Faut dire qu’il avait juste mis un masque mais c’est déjà un grand effort le connaissant. Et puis ses cheveux étaient détachés (Et croyez moi, c’est effrayant !). Il est passé deux ou trois fois à côté de moi sans me dire bonjour. Il a du croire que son masque faisait de lui le roi de l’inaperçu. Mais non Monsieur, moi je sais a quoi vous ressemblez les cheveux détaches Monsieur ! Ah Ah. Bon euh, en vrai, il a quand même finit par venir me faire la bise et je l’ai plutôt envoyé chier (faut dire que ça me prend souvent, comme certains ont déjà pu le constater sur ce blog). C’est juste que je trouvais l’ironie trop pesante. Monsieur m’évite alors que c’est quand même lui qui s’est servit de mon corps comme d’un vide couille (bon, d'accord, d'accord, c'est peut être pas si excessif, mais quand même) alors qu’il connaît plus ou moins mes sentiments pour lui, et faudrait encore que je la ferme et que je le laisse m’éviter ?! Mais les femmes soumises c’était au siècle dernier Monsieur, maintenant les  double X se rebellent ! Et oui ! Bon, c’est pas vraiment ce que je lui ai dit mot pour mot hein, je suis hystérique, oui, mais seulement au dedans. Mais le résultat de cette petite technique du "tu me saoules, dédage ou je te mords" reste vraiment surprenante. Notre cher Costa, après s’être mangé un regard noir dans les dents, a décidé de trouver n'importe quel prétexte pour engager la conversation avec moi. Il regardait Jésus me faire des câlins avec un œil d’homme rageux, comme s’il avait des droits sur ma personne. Alors qu’il n’a JAMAIS été jaloux au par avant. enfin pour être honnête, c'était sûrement plus Jésus qu'il regardait d'un air de dire "Et sa copine à celui là? Elle en penserait quoi?" . C'est pas, Noel, ça serait trop beau.

Conclusion à COSTA EST UN MEC DE BASE ! Anhhhh, c’est un scoop. Si j’avais su ça plus tôt, j’en serais sûrement pas là aujourd’hui.

Il est parti en me disant « De toute façon tu me considères comme un gros connard ? ». Je lui ai dit que oui, et je suis retournée dans les bras de Jésus qui sont, ma foi, plutôt confortables. Et puis il est chou Jésus, il me défend des méchants oppresseurs alcooliques d’un « Tu fais pas chier ma pote parce qui sinon j’ty casse li dents toi ». mais bon, il a fallu que Tortue et les autres le fassent continuellement chier avec un « oublie pas ta copine ». Auquel il répondait qu’on ne faisait rien de mal. Et il a plutôt raison. Je ne suis pas une briseuse de ménage, et Jésus, ben euh, très honnêtement, même si on devait finir ensemble un jour, je sais déjà que ça ne marcherait pas.

Angèle, qui est styliste, a fait son déguisement elle même. Une petite robe en latex noir avec des ailes immense. Et une perruque noir (alors qu’elle est blonde aux cheveux courts normalement) Il m’a fallu 2 minutes pour la reconnaître ! Elle était magnifique.

Mélie déprimait. Elle se fait opérer bientôt de son autre genoux. Elle ne pourra plus sortir pendant trois mois. Elle aura même un prof particulier. On lui fait une petite soirée demain soir, histoire de lui rendre au moins la moitié d’un sourire.

Sinon j’ai sommeil, et je dois regarder Tideland qu’Elise du boulot m’a vivement conseillé. Et puis j’ai les partiels et le code. Ahhhhh, je sens que la semaine prochaine sera un enfer à traverser.

Quand à Costa, je n'en pense plus rien. Jusqu'à la prochaine fois.

What I am to you is not real
What I am to you you do not need
What I am to you is not what you mean to me
You give me miles and miles of mountains
And I'll ask for the sea

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31 octobre 2007

Je n'ai aucune imagination pour les titres.

J’ai été prise à vidéo futur ! Le boulot de mes rêves.. C’est seulement pour les vacances et les dimanches après midi. Mais avec la Toussaint, je vais me faire un petit paquet ce mois ci, ça va m’aider pour les cadeaux de Noel. Mais le principale c’est que j’ai découvert que j’étais capable d’être polie, souriante et gentille de façon tout à fait naturel. Des fois j’y pense, en sortant du boulot, je me dis que si un des types du Sand ou les potes de mon frère venaient ici, je serais sûrement totalement déstabilisé entre ma super fibre commerciale (mon dieu, j’ai la fibre commerciale…) et ma personnalité de tous les jours avec eux.  J'sais pas pourquoi j'ai cette réputation de nana agressive et violente qui me poursuit. J'suis d'accord, j'ai mes excés. Et j'aime bien casser les gens qu'en on m'en laisse l'occasion. Mais c'est toujours plus ou moins pour deconner. Les gens n'ont plus d'humour? Et puis j'en sais rien, j'sais être gentille ausi, avec les gens que j'aime. J'suis pas qu'un monstre. Enfin bref...

J’adore mes collègues, il y a la petite chose blonde qui s’appelle Elise, qui passe son temps avec son portable rose pour répondre aux innombrables textos de son homme avec qui elle est depuis 8 ans. Et Guillaume, qui a le même humour que mon cousin et qui me dit « c’est bien, continue comme ça et on te garde pour la vie ». Y a pas à dire, c’est quand même vraiment satisfaisant de savoir qu’on fait bien son boulot, même si c’est pas très compliqué.

J’ai revu mon prof préféré de l’an dernier, avec sa femme et ses trois enfants. C'est marrant, je ne l'imaginais pas père. Il m’a demandé pourquoi je n’étais plus dans ma fac de l’an passé. Je lui ai dit que j’étais partie à Charles de Gaulle, question d’ambiance. Si je dis ça c’est surtout pour Annah, parce que c’est devant lui que j’ai manqué de me casser la gueule en marchant comme une alcoolique.

Alors bien sur je galère avec le système informatique qui est franchement compliqué et je fais encore tout un tas de gaffes mais je suis vraiment contente. Pour un premier vrai boulot, j’aurais pu bien plus mal tomber. Et puis j’ai les dvd gratuits, j’vais pouvoir refaire toute mon éducation cinématographique (et celle d’Emma par la même occasion, parce qu’elle en a franchement besoin !)

Ce soir, y a une soirée spéciale halloween au Sand. Je me déguise en citrouille parce que j’avais pas vraiment la motivation d’être originale.

J’ai passé le week end à Rouen chez ma Soubrette. J’ai enfin vu son homme des cavernes qui est d’ailleurs franchement civilisé. Ca m’a fait un bien fou. Les voir tous les deux, tout à fait amoureux. Je savais plus que ça existait en vrai, sincèrement. J’ai du être formaté par mes propres échecs, et j’avais du mal à croire que l’amour pouvait aussi être logique et tranquille. Presque naturel. Il est amoureux d’elle à un point que je ne savais pas possible, à part dans Titanic. Je suis rassurée.

Et Helene, qui m'a sauté dessus parce qu'elle est contente de me voir. Alors que je ne l'ai vu qu'une fois. Elle me dit qu'elle est désolée de ne pas avoir pu venir à mon anniversaire. Alors que moi, je ne m'en souvenais même plus. Y a des gens comme ça, qui s 'attache à vous très vite. Moi ça me touche. Tous ses potes ont été adorable. Vendredi soir on a fait un tour à la foire et le endemain on a aps mal roulé. Pour aller voir un tel et passé chez machins. Chez Dimitri, ça sentait comme dans la chambre de Costa. Et j'étais contente d'être aussi loin de lui. Parfois j'ai juste envie de ne pas le voir. Surtout en ce moment. On a passé notre samedi soir chez les jumelles. On a commencé l'apero à 19h30. Résultat, à 10h tout le monde dormait déjà dans le canapé. Des vrais loques! Après quelques galères avec le changement d'horraire le lendemain matin, j'ai reussit à avoir mon train à 9h16 et j'ai écrit tout le long du trajet. J'ai envie d'y retourner tous els week end.

Sinon je mange trop, à part ça tout est normal.

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21 octobre 2007

Etc...

Il n’y a pas eu de déclic.

La preuve que tout peut revenir malgré tout. Mais je ne crois pas.

C’est sûrement tout simplement le fait de parler des choses, d’entendre des mots qui ne soient pas qu’à demi-dit. Les choses sont claires et même si ça ne se finit pas comme dans Blanche Neige, ça n’est pas triste. Ou bien c’est juste moi, je ne suis pas triste.

Samedi soir je souriais tout le temps et je ne me forçais pas. Comme l’impression très présente que de toute façon rien n’est vraiment grave, tout s’arrangera forcement, et avec tout le monde. Je voulais même aller balancer quelques sourires à Nala qui s’était quand même totalement incrustée à la soirée de Mélie alors qu’elle était très loin d’y être la bienvenue. Mais je n’ai rien dit. On s’en fiche, non ?

Quand Costa est arrivé, on s’est regardé avec un sourire bizarre. On s’est dit « ça va ?" à peu près en même temps et comme toujours, on ne sait pas fait la bise. On ne se fait jamais la bise. J’ai passé ma petite soirée à côté de Fred à prendre de l’illégalité en fumé parce que l’alcool, voyez, ça fait grossir. MOUAHHHA.

Emma était là aussi. Je lui dis qu’il faut que j’aille toucher deux mots à Costa. Mettre les choses à plat juste pour voir. Ou savoir je n’sais plus. Mais je préfère perdre un peu mon temps parce qu’il n’est jamais seul et je fais des câlins à tout le monde.

L’ex collègue de Nala qu’on a rencontré seulement ce soir là vient nous parler de temps en temps. Quand je lui ai dit mon prénom il n’a pas vraiment réagit. Ca m’a plutôt surprise vu que Nala raconte sa vie à systématiquement tout le monde, à moins qu’elle ai recourt à un petit surnom mignon (du genre « la blondasse » ou encore « la vielle catin ») je vois difficilement comment il peut ne pas me connaître. Il nous parle de deux ou trois conneries. Ondine le prend dans ses bras en lui disant qu’il ressemble à Julien Doré. Il se vexe à moitié même s’il doit en jouer beaucoup. Il a un accent  de petit bourgeois qui m’énerve un peu et il finit par me dire « Mais t’as des nichons hyper conséquents toi en faite. Entre le E et le F, je me trompe? » Bon alors déjà oui il se trompe, je ne suis pas non plus une vache laitière, et puis surtout, C'EST QUOI CES GENS ? Je vois pas pourquoi les mecs bourrés font toujours des commentaires sur mes seins qui sont franchement dans la moyenne alors que Kournikova à des obus totalement magnifiques. Ca devrait être son truc à elle de se faire emmerder là dessus. Et puis moi j’en veux pas. Les gros seins c’est déjà assez chiant comme ça. On peut pas trop crourir, et dès qu'on met un decolleté on passe pour la trainé du coin. Et surtout (clin d'oeil à ma Manu) les dos-nu sans soutif, j'en mettrais plus jamais. La vie d'une femme est bien cruelle, n'est-ce pas?

Enfin bref, arès ça, notre julien Doré regional est retourné  auprès de Nala et de femelle Blonde. Mélie vient me dire que Costa est tout seul dans sa chambre, il joue avec sa basse. J’y vais. Je reste à la porte. On se regarde comme deux muets qui ne savent que sourires. Et c’est même pas sur que ce soit un sourire gentil. Je lui dis que j’aimerais bien lui toucher deux mots. Il me dit ok. Je m’assoie. Deux secondes plus tard, Chris entre à son tour, prend une guitare est essaye de suivre Costa sur son rif. Bon ben c’est raté pour la conversation de l’année. Lio arrive quelques minutes plus tard. Alors simplement, assise sur le lit, je me laisse aller à les regarder créer. Se comprendre sans parler. Les doigts de Costa qui ont l’air tout petit sur la basse, comparé à sa guitare. Et Lio qui a un son à lui que je reconnais bien.

Je sors de la chambre. L’ex de Costa arrive. Cette presque ex pote de Mélie, qui lui ressemble si peu mais avec qui il a partagé deux mois de vacances entiers, l’année dernière. Celle qui porte la même bague que lui, la bague qu'il avait faite en double quand il a fait fondre toute ses gourmettes. La première après Oriane, il me semble.

Elle est vraiment très belle, mais elle ne fait pas peur. Ils viennent tellement de deux mondes totalement différents qu’il est certain qu’en dehors du cocon de ces vacances, ils n’auraient jamais survécu tous les deux. Mais elle a compté. C’est intimidant. prendre l'air

Costa sort prendre l'air. Puis revient. Me fixe et me dit « Tu devais pas me parler ? » Je souris simplement alors il s’assoie en tailleur à côté de mes pieds. Mais il a l’air réticent, et surtout je n’aime pas parler devant tout le monde. J’allais quand même pas gueulé devant Nala « Bon ben tout à commencé Lundi soir quand on a couché ensemble et que…. » J’lui dis, vu le regard qu’il me lance, «  Si t’en as pas envie, ça sert à rien que je parle toute seule, j’ai pas envie de te prendre la tête un samedi soir, et moi j’fais pas ça pour bouffer du regard noir ». Il fait que de me demander « Mais pourquoi tu t’es teinte en rousse ? Franchement ça fait bizarre. J’arrive pas à comprendre pourquoi ça t’a pris d’un coup ? Dis moi, y  t’as pris quoi ? Moi j’préfère en blond ». Et il se répétait et se répétait… Trop sympa… Surtout que tout le monde aime sauf lui. J’sais pas s’il cherchait à être vexant, j’lui ai demandé si je lui rappelais une connasse de son passé, parce qu’il devenait franchement trop excessif pour que ce soit naturel. Il a dit non, et puis il m’a dit vient. On est allé dans le hall de l’appart. Dans le noir, sûrement à cause de mes cheveux qui le perturbe. J’lui ai expliqué ce que j’avais compris de cette semaine bizarre, j’ai tenté d’expliquer pourquoi j’avais réagit comme je l’ai fait. J’lui ai demandé s’il comprenait mon point de vu ou si ça n’avait servit à rien. Il m’a dit oui, qu’il comprenait. Qu’il savait pas trop pourquoi il avait réagit comme ça. Et puis il avait du bien trop fumer parce qu’il cherchait constamment ses mots, il pouvait passer 30 secondes à ne rien dire, et puis il se lancait. Il m’a dit que ce qui le gênait, c’était que nous deux, c’est un schéma qui se répète. Comme si on en arriverait systématiquement à ne plus être ami pendant la nuit. Toujours à se réveiller vers les 4h du matin, sans raison apparente. J’lui ai dit qu’il fallait pas m’inviter chez lui si c’était ça. Il a dit que c’était sûrement la meilleure solution. Pour lui, ça ne voulait donc rien dire. Je lui ai expliqué, sans rentrer dans le mélo, qu’il n’aurait pas du. Qu’il est celui pour qui ça ne veut rien dire, je ne le suis pas. C’est à lui de me dire les choses clairement. De clarifier les choses avant de faire quoi que ce soit

J’me sens prête à regarder devant moi.

On est tous allé au Sand. J’avais franchement pas la motivation mais Ondine, qui dormait chez moi et qui était plus bourré que tous les gens de la soirée réunit, ne voulait pas rentrer tout de suite, donc j’y suis allée. JE SUIS MERE THERESA ! Au bout du compte elle m’a surtout vachement déçu parce qu’elle a passé toute la soirée à draguer la terre entière comme elle le fait toujours quand elle a trop bu, et elle ne m’a même pas regardé. J’me suis vraiment sentie comme la pauvre tache chez qui on DOIT dormir pour ne pas être à la rue, et le pire, c’est que j’lui ai donné mon lit. Bref, je m’en remettrais. On est sensé aller au concert de MAP mercredi, mais j’sens que c’est encore une fois parce qu’elle sait pas comment rentrer,donc je suis pas vraiment motivée… On verra bien.

Il y avait Justin aussi. On se parle pas mal sur le net ces temps ci. Il fait son homme intéressé. Moi je suis froide, comme toujours. Je ne me vois pas du tout avec lui. On a vaguement discuté et puis Kournikova m’a emmené danser, résultat, il m’a engueulé ce matin comme quoi je l’avais laissé en plan, alors que bon, il a ses potes et moi les miens, j’vais pas non plus lui tenir la main toute la soirée. Je crois que je suis encore tombée sur un parano possessif. (et ils sont trop comme moi pour que ça colle entre nous, ceux là. AHHA)

J’suis rentré avec Lio, qui est quand même une âme bien charitable parce que je suis loin d’être sa voisine. Le bilan de la soirée, à mes yeux est plutôt positif. Je crois qu’on m’a donné les armes pour me permettre de remonter la pente. Ca va aller.

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